"Tout le monde debout"

Mardi 24 avril 2018

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Projection du film "Tout le monde debout" de Franck Dubosc le mardi 24 avril 2018 à 20h30 et mercredi 25 avril 2018 à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film :
Comédie française réalisée par Franck Dubosc
Avec Franck Dubosc, Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Gérard Darmon
Durée : 1h47 min

L'histoire :
Jocelyn, homme d'affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d'être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu'au jour où elle lui présente sa soeur elle-même handicapée...

Quelques anecdotes sur le film :

Dubosc réalisateur en herbe


Tout le monde debout est le premier long-métrage mis en scène par l'humoriste Franck Dubosc : "J'ai toujours et jamais eu envie de réaliser. Je dis toujours parce que mes premiers pas dans l'univers du cinéma, je les ai faits derrière une caméra Super 8. J'avais 14 ans, j'écrivais des petits scénarios de mon âge que je tournais. J'ajoute jamais, parce que je me suis vite rendu compte que pour être réalisateur, il fallait devenir chef ce dont je n'avais pas envie. En devenant acteur, au fil des années, j'ai rencontré de plus en plus de gens qui me disaient : « tu écris tes spectacles, tu les mets en scène, tu scénarises certains films, alors réalise aussi. » J'ai systématiquement répondu qu'il s'agissait d'un métier à part entière et que je l'aborderais à la seule condition d'avoir un sujet qui le justifie. Aujourd'hui, après avoir franchi le pas, je ne me considère pas encore comme un réalisateur mais comme celui de Tout le monde debout. Il faut rester humble. Ceci-dit, rien de ce que j'avais fait auparavant ne m'avait autant excité, enthousiasmé, comblé", confie le cinéaste.

Idée de départ


La motivation pour faire ce film a été double et doublement personnelle pour Franck Dubosc. "Un jour, à cause de l'âge et parce qu'elle ne pouvait plus beaucoup se déplacer, ma mère s'est retrouvée dans un fauteuil roulant. Le fauteuil, symbole du handicap, est devenu une solution parce que, enfin, elle allait pouvoir de nouveau bouger, sortir. Mais elle a objecté : « je ne pourrai pas aller au marché de Noël car il faut monter des marches ». Ça a fait tilt. Ce qui semblait une opportunité devenait donc un obstacle. Et j'ai pensé à tous ceux qui, handicapés, sont confrontés à cela. D'autre part, j'ai toujours eu envie de raconter une histoire d'amour qui soit fondée sur la différence non pas culturelle ou sociale mais physique. Il y a une question que je me suis souvent posée, qui m'interpelle : et si tu tombais amoureux de quelqu'un d'handicapé ? C'est une vision du futur un peu compliquée, certes. Est-ce que l'amour serait plus fort que la raison ? Je pense que oui et c'est pour cela que j'ai voulu faire ce film", révèle le metteur en scène.

Autobiographique ?


Franck Dubosc a utilisé son expérience personnelle pour construire le personnage de Jocelyn. Il explique : "Son frère lui dit : « tu ne t'aimes pas, c'est pour ça que tu te caches. » Il ne voit pas les autres parce qu'il ne veut pas se regarder. Il est bourré de failles et on devine que ce qu'il dissimule est plus intéressant que ce qu'il nous montre. C'est sûrement la part autobiographique la plus importante du film. Je ne m'aime pas beaucoup même si avec le temps j'ai appris à m'apprécier. Je me suis souvent menti à moi-même. Je ne supportais pas de me regarder dans une glace. Pour séduire, je n'étais jamais moi. Être un autre était plus satisfaisant. Enfin, ce que je voulais, c'est que Jocelyn soit plus beau dans son mensonge que dans la réalité où il est, humainement, plutôt moche. Oui, il est définitivement plus beau dans un fauteuil roulant que dans sa Porsche rouge tape-à-l'oeil."

Pourquoi Alexandra Lamy ?
Franck Dubosc explique pourquoi il a choisi Alexandra Lamy pour camper le premier rôle féminin de son film : "Je cherchais une actrice d'une quarantaine d'années, belle, fraîche, lumineuse, pleine de vie, très bonne comédienne, qui nous fasse oublier le handicap, et puis qui appartienne à ma famille d'acteurs. J'ai pensé immédiatement à Alexandra, elle correspondait à tous les critères. Le réalisateur Eric Lavaine m'avait répété cent fois à quel point il est simple de travailler avec elle. Alexandra est une bosseuse incroyable qui ne se plaint jamais. Elle s'est entrainée au tennis en fauteuil, elle a travaillé le violon. J'admire son enthousiasme pour tout, comme si tout était un cadeau, et le goût qu'elle a pour la performance. C'est très agréable."

Avis de la presse :


  • "Soignée, rythmée, élégante, la comédie réalisée par Franck Dubosc est riche en moments hilarants." (Le Parisien - Pierre Vavasseur)

  • "S'inscrivant dans la veine d'un cinéma américain qui ose aller loin sur des sujets souvent tabous, Dubosc concocte une romance qui s'assume, mais aborde surtout son sujet en le dédramatisant de façon cocasse." (Direct Matin - La Rédaction)

  • "En passant derrière la caméra, Dubosc choisit un thème qu'il traite avec une délicatesse inattendue." (Le Figaro - La rédaction)

  • "Franck Dubosc signe une comédie bien écrite et cadencée, aux dialogues qui font mouche. Face à lui, ses comédiennes, Alexandra Lamy et Elsa Zylberstein, sont aussi justes que rayonnantes." (Bande à part - Anne-Claire Cieutat)