"Fleuve noir"

Mardi 25 septembre 2018

http://mjc.chenove.net/lire-2009.html

Projection du film "Fleuve noir" de Erick Zonca le mardi 25 septembre 2018 à 20h30 et mercredi 26 septembre 2018 à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film
Thriller français de Erick Zonca
Avec Vincent Cassel, Romain Duris, Sandrine Kiberlain
Durée : 1h54 min.
Attention : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L'histoire :
Au sein de la famille Arnault, Dany, le fils aîné, disparaît. François Visconti, commandant de police usé par son métier, est mis sur l'affaire. L'homme part à la recherche de l'adolescent alors qu'il rechigne à s'occuper de son propre fils, Denis, seize ans, qui semble mêlé à un trafic de drogue.


Yan Bellaile, professeur particulier de Dany, apprend la disparition de son ancien élève et propose ses services au commandant. Il s'intéresse de très près à l'enquête. De trop près peut-être...

Quelques anecdotes sur le film :

Naissance du projet
"Fleuve noir" est né de la volonté d'Erick Zonca de revenir à un film de genre après avoir réalisé le téléfilm Soldat blanc et laissé tomber un projet de film au récit trop complexe en termes de temporalité. Il a alors cherché un roman à adapter et s'est fait conseiller par des amis libraires quelques livres dont "Une disparition inquiétante" de l'Israélien Dror Mishani. Le metteur en scène se rappelle :


"Avec ma coscénariste, Lou de Fanget Signolet, qui est aujourd'hui ma collaboratrice artistique, nous y avons vu la matière d'un film sombre, mais tout de même énergique, vivant, et qui posait une problématique familiale et affective complexe et violente, peut-être même insoutenable. Je savais qu'il faudrait changer la figure du policier, dans le roman il s'agit du commissaire Avraham, mais j'aimais qu'il y ait face à lui ce personnage de professeur qui se rêve romancier, et trouve dans la disparition de son jeune élève un fantasme d'écriture, et de puissance. Un raté qui dérape et qui donne, dans la noirceur, un peu de fantaisie à l'histoire. J'aimais aussi la façon dont il fait involontairement éclater la vérité."

Une figure du genre


Erick Zonca et la scénariste Lou de Fanget Signolet ont imaginé la figure du commandant Visconti en lui donnant tous les attributs du genre : c'est un flic désillusionné mais acharné à son boulot, imprégné de ses enquêtes, ce qui ne veut pas dire infaillible. Le premier explique : "C'est courant dans la police. Il boit trop, évidemment, et se révèle parfois terriblement dysfonctionnel. Notamment par rapport à sa propre famille, par rapport à son fils. Il a bien conscience qu'il manque à ses obligations paternelles mais plus encore, il sait qu'il éprouve un manque d'amour, un rejet presque viscéral vis à vis de cet adolescent qui le déçoit. Ce qui aura des conséquences et des répercutions sur l'enquête qu'il mène et qui justement porte sur la disparition d'un jeune de seize ans."

Le chef-opérateur de "Gomorra"
Erick Zonca a choisi de faire équipe avec le chef-opérateur italien Paolo Carnera, qui n'avait jamais travaillé en France et qui est le directeur photo de la série à succès Gomorra. Pour Fleuve noir, les deux hommes ont voulu donner au long métrage des couleurs dominantes jaunes ou vertes malgré le fait qu'il s'agisse d'un film noir.

Une résidence graphique


Erick Zonca et son équipe se sont beaucoup appuyés sur des décors naturels et ont eu la chance de trouver une résidence idéale pour le film, à proximité d'une forêt. Le cinéaste raconte : "La résidence était assez graphique, avec ces halls vitrés qu'on pouvait éclairer de nuit. Elle permettait des jeux de regards : le personnage de Romain qui épie ses voisins, etc."

Avis de la presse :

  • "Le côté félin de Vincent Cassel fait des merveilles pour donner vie à ce flic un brin alcoolique et totalement obsédé par son boulot. Face aux deux merveilleuses Sandrine Kiberlain et Elodie Bouchez, il dégage un fond de sensualité discret mais bien présent." (20Minutres - Caroline Vié)

  • "Glauque et moite, l'ambiance de Fleuve Noir est celle des vieux polars de gare qu'on oublie vite, mais qu'on dévore intensément sur le moment." (Bande à Part -Pierre Charpilloz)


  • "Pour son retour, le réalisateur de La Vie rêvée des anges n'a pas craint la noirceur dans ce polar superbement interprété par Vincent Cassel, Romain Duris et Sandrine Kiberlain." (La Croix - Corinne Renou-Nativel)

  • "Vincent Cassel et Romain Duris sont remarquables - la prestation glaçante, exceptionnelle, de ce dernier valant à elle seule le détour." (Le Parisien)