"Pupille"

Mardi 15 janvier 2019

http://mjc.chenove.net/lire-2039.html

Projection du film "Pupille" de Jeanne Herry le mardi 15 janvier 2019 à 20 heures et mercredi 16 janvier 2019 à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


A noter : Séance spéciale le mardi 15 janvier 2019 à partir de 20 heures, avec l'accompagnement de l'association EFA21.
L'association Enfance et Famille d'Adoption 21 est une association qui accompagne les familles adoptives tout au long de leur parcours.
Pour mieux la connaître : http://efa21.wordpress.com/


L'histoire :
Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude.


Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

Quelques anecdotes sur le film :

Genèse


Jeanne Herry a choisi pour son deuxième long métrage de se pencher sur l'adoption et plus précisément sur la période où l'enfant est remis à l'adoption, rarement évoquée au cinéma selon elle. S'il ne s'agit pas d'un sujet qui la touche directement, une de ses amies a adopté un enfant. Cet événement lui a donné envie de se renseigner sur le processus : "Je suis partie dans le Finistère où j'avais un contact. J'y suis allée plusieurs fois et j'ai compris que la tâche de ces travailleurs sociaux était de trouver des parents pour un bébé, pas de trouver un enfant pour des parents en manque : ce fut une révélation. J'ai trouvé des dispositifs de fiction intéressants dans la matière documentaire. Ces séquences de face-à-face, le fait de parler sans arrêt au bébé, car Françoise Dolto est passée par là, tout ce que je découvrais représentait de futures pépites de mise en scène".

Un titre à double sens


Si le titre Pupille évoque bien sûr un enfant placé sous la responsabilité de l'État, il renvoie également au regard, comme l'explique la réalisatrice : "Je portais beaucoup d'attention à la place de mon regard d'ailleurs, je me suis demandé tout au long de la réalisation quel était mon point de vue, sur chaque séquence, et comment, et d'où regarder chaque personnage. Et aussi où regardait chaque personnage".

Actrice fétiche
Après Elle l'adore, Jeanne Herry tenait à retravailler avec Sandrine Kiberlain qu'elle décrit comme "un double idéal" d'elle-même. Elle précise : "Elle m'inspire énormément. Il y a une rencontre évidente entre les mots que j'écris et la façon qu'elle a de les interpréter. Mais c'est difficile de combler une actrice à laquelle tous les rôles sont proposés..."

Déjouer les préjugés


Pour le rôle interprété par Gilles Lellouche, la réalisatrice s'est inspirée d'un vrai assistant familial qui exerce en Bretagne. Jeanne Herry a porté son choix sur Lellouche car elle souhaitait "un homme un peu viril, qui a incarné une masculinité crâne au cinéma, c'était l'assurance d'un étonnement pour moi et le spectateur, d'une image forte". De son côté, l'acteur était ravi de se glisser dans la peau de ce personnage : "[...] ce qui me désole c'est lorsqu'on me voit comme un macho ou même un « hétéro-beauf », comme j'ai pu le lire il y a quelques années. Mon personnage dans Pupille était écrit avec une telle bienveillance que je me suis glissé dans un bloc de tendresse et de délicatesse qui ne va pas sans angoisse, sans doute".

Avis de la presse :

  • "Un film instructif, nécessaire et bouleversant de justesse." (BandeàPart - Anne-Claire Cieutat)

  • "Si tout sonne si formidablement juste, des mots aux situations, c'est parce que cette chronique est tout simplement à l'image de la vie." (Le Journal du Dimanche - Barbara Théate)


  • "Le meilleur film français de la fin de l'année." (Marianne - Olivier de Bruyn)

  • "Très vite, on oublie le côté documenté pour s'attacher au parcours émotionnel des personnages. La libre construction temporelle du scénario qui multiplie les allers-retours temporels sur ces destins croisés intensifie l'émotion." (Positif - Philippe Rouyer)