"Hors Normes"

Mardi 3 décembre 2019

http://mjc.chenove.net/lire-2160.html

Projection du film "Hors Normes" de Eric Toledano et Olivier Nakache le mardi 3 décembre 2019 à 20h30 et le mercredi 4 novembre à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film :
Comédie dramatique de Eric Toledano et Olivier Nakache
Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent
Durée : 1h55 min

L'histoire :
Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés "d'hyper complexes". Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

Quelques anecdotes sur le film :

Un projet de longue date


"Hors normes" est le fruit d'un engagement de vingt ans. En 1994, Eric Toledano et Olivier Nakache étaient moniteurs de colonies de vacances et ont dû passer un diplôme pour devenir directeur (BAFD). C'est là qu'ils ont rencontré Stéphane Benhamou, le créateur de l'association Le Silence des Justes, spécialisée dans l'accueil et l'insertion des enfants et adolescents autistes. "Nous nous sommes ensuite perdus de vue. Mais il a pris sous son aile un membre de ma famille qui souffrait de cette pathologie. Un jour avec Olivier, nous avons décidé d'aller faire un tour dans la colonie de vacances qu'il dirigeait alors à la montagne. Nous avons été profondément impactés par l'énergie et l'humanité que Stéphane et son équipe dégageaient. L'alchimie entre jeunes référents et jeunes en situation de handicap nous a complètement bouleversés", se rappellent-t-ils.

Suite des aventures...


Un peu plus tard, Stéphane a eu besoin d'un film de six minutes pour présenter son association. Il espérait collecter des fonds car il peinait déjà à obtenir les aides nécessaires nécessaires au bon fonctionnement de sa structure. Eric Toledano et Olivier Nakache sont alors allés, avec leur caméra, à Saint-Denis, à l'endroit même où, vingt ans plus tard, ils ont tourné Hors normes. Le binôme confie :
"Nous y avons croisé un jeune éducateur, Daoud Tatou qui gérait aussi des jeunes autistes. Et encore une fois, cette nouvelle rencontre est restée profondément ancrée en nous... On s'était déjà dit « quel magnifique contexte pour raconter une histoire et faire un film », mais nous débutions et je pense humblement que nous n'avions pas les armes pour traiter d'un sujet aussi complexe. Nous n'étions tout simplement pas prêts. Cela ne nous a pas empêchés de rester proche de ces deux personnalités avec lesquelles nous avons noué une forte amitié et une réelle affinité. Il y a 4 ans, Canal+ nous a proposé une carte blanche de 26 minutes. Nous avons naturellement choisi de mettre en valeur leur travail et leur parcours en réalisant un documentaire intitulé de façon prémonitoire : ON DEVRAIT EN FAIRE UN FILM..."

Réalisme


Pendant 2 ans, Eric Toledano et Olivier Nakache se sont immergés au sein de deux associations. Les scènes du film, y compris celle de la fugue de Valentin, ont toutes été vécues par les réalisateurs dans la réalité. "Dans Hors normes, chacun est représenté, les autistes, les parents, les référents mais aussi les médecins, les responsables de la santé, l'IGAS (l'Inspection Générale des Affaires Sociales). Nous ne pouvions nous permettre de prendre des distances avec la réalité ou de nous montrer maladroits avec trop d'approximations. Cette période d'observation a été très instructive, le scénario s'est nourri au quotidien de ces expériences partagées, mais surtout au bout de 2 ans, notre motivation s'est décuplée. Si au départ, faire ce film découlait d'une forte envie, c'est devenu au fil du temps une nécessité", expliquent-ils.

Avis de la presse :

  • "Hors Normes est un film rare et intense, écrit comme un appel à l'espérance et qui nous oblige au bonheur." (aVoir-aLire.com - Laurent Cambon)


  • "Ces artisans de l'insertion à l'optimisme forcené prennent pourtant en charge des personnes dont aucune structure ne veut. Complètement hors cadre, néanmoins indispensables. Comme ce film précieux." (La Voix du Nord - Christophe Caron)

  • "Grâce au formidable sens des dialogues de Toledano et Nakache (...) le film n'est jamais plombant. Et si Reda Kateb est parfait, comme d'habitude, Vincent Cassel, dans un rôle empathique à contre-emploi, nous éblouit totalement." (Le Parisien - Catherine Balle)

  • "Outre la justesse de leur mise en scène (caméra épaule de circonstance), ces deux-là ont un talent hors du commun pour transformer des sujets de société en scénario béton et insuffler un humanisme communicatif et salutaire." (L'Express - Christophe Carrière)