Vous êtes ici

"Hasta la Vista"

Projection du film "Hasta la Vista" réalisé par Geoffrey Enthoven le mercredi 2 mai 2012 à 20h30. Tarifs : 5€ / 4€ (adhérents MJC)


Attention : en raison du 1er mai férié, les deux séances cinématographiques sont exceptionnellement programmées le mercredi 2 mai 2012, durant les vacances de printemps

Fiche du film :
Comédie dramatique belge. Durée : 1h53
Réalisé par Geoffrey Enthoven


Avec Robrecht Vanden Thoren, Gilles De Schrijver, Tom Audenaert

L'histoire :
Trois jeunes d'une vingtaine d'années aiment le vin et les femmes, mais ils sont encore vierges. Sous prétexte d'une route des vins, ils embarquent pour un voyage en Espagne dans l'espoir d'avoir leur première expérience sexuelle. Rien ne les arrêtera... Pas même leurs handicaps : l'un est aveugle, l'autre est confiné sur une chaise roulante et le troisième est complètement paralysé.

Quelques anecdotes sur le film :

  • D'après une histoire vraie...


    Le film est inspiré de l'histoire d'Asta Philpot, un citoyen américain né avec une maladie congénitale : l'arthrogrypose, une maladie handicapante, irréversible, évolutive qui contracture progressivement les articulations. Après avoir entendu parler d'une maison close munie d'un accès pour fauteuil roulant en Espagne, il a visité l'endroit et y a perdu sa virginité. Bouleversé par l'expérience, il a décidé d'organiser des voyages avec d'autres personnes éprouvant les mêmes difficultés pour trouver une relation amoureuse ou sexuelle en raison de leur handicap physique. Il a également fondé "L'Asta Philpot Fondation" qui prône le droit à une vie sexuelle active pour les personnes handicapées.

  • L'amitié avant le handicap


    Pour son réalisateur Geoffrey Enthoven, Hasta la vista est avant tout un film sur l'amour, l'amitié inconditionnelle et la luxure. Une volonté apparemment comprise par le public, car lors des premières projections, les spectateurs questionnés ont préféré choisir l'amitié comme thème central du film, à la place du handicap.

  • Bien plus qu'un simple film...
    Pour son réalisateur Geoffrey Enthoven, Hasta la vista est plus qu'un film, c'est un témoignage vital pour tous les handicapés : "Nous vivons tous dans un corps, qui autant que notre esprit, a besoin de tendresse, d'affection, de détente et de passion. Pour nous c'est évident, mais pour ceux qui en raison d'un handicap physique n'ont aucun contrôle sur leur propre corps, il est une cause de profonde frustration", explique-t-il.

  • Claude Lelouch se rappelle...


    Le réalisateur Claude Lelouch se rappelle de sa première vision de Hasta la vista : "Au fur et à mesure que je le découvre, une seule question me taraude : comment un sujet aussi casse gueule que le handicap peut-il être si justement abordé ? J'ai un coup de coeur. Un coup de foudre, même. Ce petit film ne ressemble à aucun autre", explique t-il, en poursuivant : "Il possède les vertus qui font de lui un grand film. Ses personnages nous font passer du rire aux larmes et transforment le spectateur que je suis en type bipolaire mais pas dupe. Le temps d'un road-movie initiatique à bien des titres, je finis par fredonner la chanson du film "Et si tu n'existais pas" avec les personnages. Et quand je me relève de mon fauteuil, je me dis qu'ils existent, heureusement. Et que j'ai une furieuse envie de crier sur tous les toits : Hasta la vista !"

    Avis de la presse :

  • "Ce film, drôle et touchant, est solidement scénarisé, pertinemment dialogué et magnifiquement interprété." (Paris Match - Alain Spira)


  • "Voilà donc abordé de plein front le délicat sujet de la sexualité des handicapés, sous l'aune de la comédie, et loin du pathos qu'on ne pouvait que craindre." (Écran Large - Aude Boutillon)

  • "Le temps d'une première heure enlevée – qui doit beaucoup à l'insolence de ses jeunes acteurs –, "Hasta la vista" (...) réussit cette hybridation un peu folle des enjeux du teen-movie (sexe, défonce et mauvais esprit) avec le drame lié au handicap, dont il ne force jamais le trait ni ne tait la douleur." (Les Inrockuptibles - Romain Blondeau )

  • "Dialogues alertes et scènes réalistes entretiennent la vigueur du récit. Un road-movie touchant et mélancolique, plein de surprises et d'inattendus, avec trois cavaleurs qui ont le sens de la dérision. Y compris l'auto-dérision. Gaillard et tonique à la fois." (Ouest France)

  • Dans la même rubrique

    Rechercher sur le site