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"De rouille et d'os"

Démarrage de la nouvelle saison cinématographique 2012/2013 avec les projections du film réalisé par Jacques Audiard "de rouille et d'os" les mardi 11 septembre 2012 à 20h30 et mercredi 12 septembre à 14 heures. tarifs : 5€ / 4€ (adhérents)


Fiche du film :
Film dramatique (Belgique, France)
Durée : 1h55 min
Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure
Réalisé par Jacques Audiard

L'histoire :
Ça commence dans le Nord.
Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C'est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa soeur à Antibes. Là-bas, c'est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s'occupe du petit et il fait beau.


A la suite d'une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.
Il est pauvre ; elle est belle et pleine d'assurance. C'est une princesse. Tout les oppose.
Stéphanie est dresseuse d'orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu'un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.
Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d'illusions.
Il va l'aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.

Quelques anecdotes sur le film :

  • Adaptation


    Le film de Jacques Audiard est une adaptation du recueil de nouvelles de Craig Davidson, "Un goût de rouille et d'os", publié en septembre 2005. Cet auteur américain assez controversé, souvent comparé à Chuck Palahniuk (Fight Club), se lança, après le succès de ce recueil, dans une consommation excessive de stéroïdes, et alla même jusqu'à se battre avec le poète Michael Knox pour promouvoir son nouveau roman, "Juste être un homme", centré sur le monde de la boxe. Remis de ses élucubrations, il publia en 2010 un autre roman, "Sarah Court", évoquant l'envers du décor dans un petit lotissement américain.

  • S'attacher à l'ambiance
    Dans leur travail d'adaptation, Jacques Audiard et le scénariste Thomas Bidegain ont pris quelques libertés avec le roman de Craig Davidson. Au lieu d'en reprendre le récit tel quel, ils ont décidé de s'attacher aux personnages, et plus particulièrement à la brutalité inhérente au ton de l'histoire. D'ailleurs, Ali (Matthias Schoenaerts) et Stéphanie (Marion Cotillard) n'existent même pas dans le recueil d'origine, et ont été créés pour le film.

  • Une "forme cinématographique expressionniste"


    Jacques Audiard et Thomas Bidegain se sont dès le début du projet orientés vers ce qu'ils appellent une "forme cinématographique expressionniste", "où la force des images viendrait servir le mélodrame. Une esthétique tranchée, brutale et contrastée. Celle de la Grande Dépression, celle des films de foire, où l'extraordinaire étrangeté des propositions visuelles sublime la noirceur du réel. Celle d'un monde où « Dieu vomit les tièdes »", confie le cinéaste.

  • Nominations multiples
    Bien que ne décrochant pas de distinctions lors du festival de Cannes 2012, le film fut nommé dans 10 disciplines : Palme d'Or, Grand Prix, Prix du Jury, Prix de la mise en scène, Prix du jury Oecuménique, Prix de la Jeunesse, Prix François Chalais, Prix Fipresci - Compétition officielle.

    Avis de la presse :

  • "De rouille et d'os" est traversé de puissantes émotions, d'éclats de rire, de larmes. Tout y est poignant, étonnant, et laisse des traces dans nos mémoires bien après l'avoir vu." (Danielle Attali - Le Journal du Dimanche)


  • "Sensations, impressions, émotions, "De rouille et d'os" est un film bourré jusqu'à la gueule, si maîtrisé, si tenu qu'il déborde de partout." (Pascal Mérigeau - Le Nouvel Observateur)

  • "Une fois encore avec "De rouille et d'os", servi par une éblouissante maîtrise de récit et de rythme, [Audiard] dit comment des héros très discrets mais seuls, amputés du bonheur, vont réagir et se réparer. (...) De battre, devant ce film âpre et sensuel, nos coeurs ne sont pas près de s'arrêter." (Pierre Vavasseur - Le Parisien)


  • ""De rouille et d'os" est un film impressionnant de maîtrise, d'intensité et, finalement, de simplicité. (...) chaque plan est impeccablement composé, éclairé, découpé tout en restant au service du récit et des personnages. Car la plus large part de réussite du film tient dans les personnages, donc les acteurs : leurs corps, leurs phrasés, leurs interactions, leurs regards, leur palette de sentiments." (Serge Kaganski - Les Inrockuptibles)

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