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"Monsieur Lazhar"

Projection du film "Monsieur Lazhar" réalisé par Philippe Falardeau le mardi 6 novembre 2012 à 20h30 (séance unique). Tarifs : 5€ / 4€ (adhérents MJC)


Fiche du film :
Comédie dramatique (Canada)
Durée : 1h35 min
Avec Mohamed Fellag, Sophie Nélisse, Émilien Néron
Réalisé par Philippe Falardeau

L'histoire :


A Montréal, Bachir Lazhar, un immigré algérien, est embauché au pied levé pour remplacer une enseignante de primaire disparue subitement. Il apprend peu à peu à connaître et à s'attacher à ses élèves malgré le fossé culturel qui se manifeste dès la première leçon. Pendant que la classe amorce un lent processus de guérison, personne à l'école ne soupçonne le passé douloureux de Bachir, qui risque l'expulsion du pays à tout moment.

Quelques anecdotes sur le film :

  • Adaptation
    Après "C'est pas moi, je le jure !", "Monsieur Lazhar" est la seconde adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire pour le réalisateur Philippe Falardeau. Selon lui, l'adaptation comporte un avantage majeur : l'oeuvre d'origine a déjà fait ses preuves auprès du public, on prend donc moins de risques que lorsqu'on choisit de porter à l'écran un scénario original, par exemple.

  • Algérie, me voilà !


    Afin de garantir un maximum de crédibilité à son intrigue, le cinéaste s'est lui-même rendu à Alger, ville dont est censé être originaire son personnage. Il voulait s'imprégner de cette culture orientale, pour laquelle il éprouve un grand intérêt, puisqu'il avait déjà effectué plusieurs voyages auparavant, en Syrie, en Libye, en Égypte ou encore en Tunisie.

  • Le choix de l'acteur
    C'est le comédien maghrébin Mohamed Fellag qui prête ici ses traits au personnage de Bachir. Si le réalisateur n'a pas choisi un acteur canadien pour interpréter le rôle principal, c'est pour la simple et bonne raison que le Canada ne possède pas de comédiens d'origine maghrébine, contrairement à la France. C'est donc vers l'hexagone qu'il s'est tourné pour trouver l'acteur parfait, et c'est ainsi qu'il a fait la connaissance de Fellag, qui a lui-même connu l'exil. Son histoire rejoignait donc celle de son personnage, que Philippe Falardeau voulait "fort et digne."

  • Un personnage central


    Pour Monsieur Lazhar, le réalisateur confesse avoir tout de suite craqué pour la pièce de théâtre dont il s'est inspiré. Il explique : "La mise en scène de Daniel Brière, touchante et dépouillée, m'a probablement aidé à visualiser une oeuvre cinématographique". Cependant, une difficulté s'est présentée à lui lors du processus d'adaptation, puisque l'histoire d'origine ne se concentre qu'autour d'un personnage, Bachir, immigré algérien. Le cinéaste a donc dû étoffer le récit en développant davantage les personnages secondaires.

    Avis de la presse :

  • "Là où un autre donnerait l'impression de vouloir dire trop de choses en même temps, Philippe Falardeau trouve l'équilibre nécessaire pour faire de ce film une oeuvre généreuse et réflexive." (Carole Milleliri - Critikart.com)


  • "Toute en délicatesse et en finesse psychologique, ce film de Philippe Falardeau (...) avance en douceur, teinté par une belle palette de sentiments, jouant sur des touches d'émotion et d'humour léger, sans forcer le trait." (Jean-Claude Raspiengeas - La Croix)

  • "C'est le film qui tombe pile pour la rentrée scolaire (...) Mohamed Fellag, 62 ans, y incarne avec d'autant plus de justesse cet homme en exil que le destin de Bachir croise le sien." (Pierre Vavasseur - Le Parisien)

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