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"Bovines"

Dans le cadre du mois du Doc, projection du film "Bovines" le mardi 20 novembre 2012 à 20h30. Tarifs : 5€ / 4€ (adhérents MJC)


Fiche du film :
Documentaire réalisé par Emmanuel Gras
Durée : 1h04 min
Film à partir de 6 ans

Avec la participation du Jardin des sciences de la Ville de Dijon dans le cadre de son exposition temporaire "La vache ! Tout sur le plus "humain" des bovins".

Des élèves de la section audiovisuelle du lycée Le Castel présenteront par ailleurs des court-métrages sur les bovidés.

Le sujet :
Dans les champs, on les voit, étendues dans l'herbe ou broutant paisiblement. Grosses bêtes placides que l'on croit connaître parce que ce sont des animaux d'élevage. Lions, gorilles, ours ont toute notre attention, mais a-t-on jamais vraiment regardé des vaches ? S'est-ont demandé ce qu'elles faisaient de leurs journées ? Que font-elles quand un orage passe ? Lorsque le soleil revient ? A quoi pensent-elles lorsqu'elles se tiennent immobiles, semblant contempler le vide ? Mais, au fait, pensent-elles ? Au rythme de l'animal, au milieu d'un troupeau, "Bovines" raconte la vie des vaches, la vraie.

Quelques anecdotes sur le film :


  • Pourquoi les vaches ?
    "On me demande souvent comment j'ai pu avoir l'idée de faire un film sur les vaches", admet Emmanuel Gras. En réalité, il s'insurge face à l'indifférence dont l'humain fait parfois preuve à l'égard de ces animaux, "comme si le bétail n'avait pas d'histoire, pas de vie avant de devenir des steaks ou des saucisses."

  • Les vaches, de grands enfants
    Le cinéaste Emmanuel Gras raconte avoir noté des similitudes entre les vaches et les enfants dans leur manière d'appréhender le monde et de poser un regard sur les choses : "J'ai voulu retrouver dans ce regard émerveillé par le monde, quelque chose de très enfantin, très direct", explique-t-il.

  • Un réalisateur chevronné


    Après une licence d'Histoire, Emmanuel Gras s'est orienté vers le cinéma en étudiant l'image à la célèbre école de l'ENS Louis Lumière. A la fin de ses études, il est parti en tant que coopérant cinéma au Centre Culturel Français de Beyrouth et commença à travailler comme chef opérateur sur des documentaires centrés sur le Proche-Orient. Revenu en France, il s'est alors concentré sur la réalisation de ses propres projets, documentaires et fictions, tout en continuant à travailler l'image sur les films des autres. Après de nombreux courts-métrages, il signe ainsi Bovines, son premier long-métrage documentaire.

  • Les sensations avant tout
    Le metteur en scène, habitué à la réalisation, avait une idée très précise de la manière dont il voulait aborder son sujet : "Il était évident dès le départ du projet qu'il n'y aurait pas de voix-off, de discours posé sur l'animal. Je voulais que l'on s'en approche par les sensations", déclare-t-il.

  • Un travail plus complexe qu'il n'en a l'air
    Comme le confesse le réalisateur Emmanuel Gras, "le défi est rapidement devenu vertigineux : pour nous humains, le quotidien des vaches se résume à peu de choses. (...) Pour réussir à le raconter, il fallait se poser des questions de cinéma". Derrière un simple documentaire se cache en réalité un travail de longue haleine, le cinéaste avoue même s'être plongé dans une autre temporalité pour coller au plus près du "point de vue" des vaches.

  • Triple sélection
    Bovines a été sélectionné pour participer à plusieurs festivals. Il concourt dans la Séléction Acid du Festival de Cannes, mais est également en compétition officielle au Festival du Film de l'Environnement, et au Festival Premiers Plans d'Angers.

    Avis de la presse :


  • "Un étonnant documentaire, contemplatif et poétique, sur le destin des vaches, filmées au plus près de leur "humanité" et dans la splendeur de la nature. Un travail sensible qui n'est pas sans évoquer un chef-d'oeuvre à la Corot !" (Nathalie Zimra - Écran Large)

  • "Sans les caméras-microscopes de "Microcosmos" mais avec beaucoup de patience, le moindre détail de la vie au grand air prend un sens poétique et cosmique : l'oeil bovin forme une galaxie, la mise bas d'un veau y est tranquille et un sac en plastique flottant devient un mystérieux émissaire pour nos stoïques colocataires." (Léo Soesanto - Les Inrockuptibles)

  • "C'est un pari. Surprenant. Audacieux. Qui aurait pu penser qu'un jeune cinéaste inconnu parviendrait à passionner durant soixante-cinq minutes avec des vaches comme personnages ? Emmanuel Gras y parvient, pourtant, et sans effets pleurards." (Pierre Murat - Télérama)

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