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Quelques heures de printemps

Projection du film "Quelques heures de printemps" réalisé par Stéphane Brizé le mercredi 21 novembre 2012 à 14 heures (séance unique). Tarifs : 5€ / 4€ (adhérents MJC)


Fiche du film :
Drame français. Durée : 1h48 min.
Réalisé par Stéphane Brizé
Avec Vincent Lindon, Hélène Vincent, Emmanuelle Seigner

L'histoire :
A 48 ans, Alain Evrard est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. Il découvre alors que sa mère est condamnée par la maladie. Dans ces derniers mois de vie, seront-ils enfin capables de faire un pas l'un vers l'autre ?

Quelques anecdotes sur le film :

  • Première piste


    C'est après avoir visionné un film documentaire que le cinéaste Stéphane Brizé a eu l'idée de réaliser Quelques heures de printemps : "En 2004, j'ai vu un documentaire extraordinaire à la télévision : "Le choix de Jean". Ce film montrait les derniers mois de la vie d'un homme, Jean, atteint d'une maladie incurable, qui avait décidé de mourir avant d'arriver en phase terminale de la maladie. J'ai vu le film, il m'a bouleversé et puis il est resté dans un coin de ma tête", explique-t-il. Ce documentaire a également ancré Quelques heures de printemps dans la réalité de ces malades : "Il m'a aussi permis de découvrir le protocole précis que suivent les personnes qui décident de mourir de cette manière. Ça, je ne pouvais pas l'inventer", ajoute le cinéaste.

  • La fiction reste la fiction
    Le film repose sur un sujet fort : le choix de mettre fin à ses jours. Cependant, Stéphane Brizé ne désire pas délivrer de message sur cette pratique ni faire un film politiquement engagé : "Je ne défends aucune thèse. Je ne me sens aucune légitimité pour émettre un avis sur un sujet comme celui-là. C'est une décision qui appartient à chacun. C'est une question infiniment intime qui va toucher au plus profond de l'individu", déclare le réalisateur.

  • Quand les mots manquent


    Pour raconter cette histoire entre un fils et sa mère que tout sépare, le réalisateur n'a pas eu peur de filmer des scènes de silence, qu'il définit comme un passage obligé pour marquer la différence entre la vie et le cinéma : "La vie est faite de mots, de silences et d'hésitations. Et même si au quotidien je serais plutôt du genre à remplir le vide par trop de mots inutiles, au moment de filmer, par honnêteté, parce que j'essaie de capter des instants de vérité (...) je ne peux pas échapper à ces silences."

  • Thèmes
    A l'instar de Mademoiselle Chambon (2009) ou de Je ne suis pas là pour être aimé (2005), Quelques heures de printemps explore également des thèmes qui sont chers au réalisateur Stéphane Brizé : l'importance des relations entre un homme et une femme, la difficulté de parler de ses sentiments et de s'ouvrir aux autres ou le besoin de changement dans la vie des personnages.

    Avis de la presse :

  • "Ce film dont on sort profondément ému, mais aussi apaisé, trouve son épanouissement dans une infinie délicatesse." (Le Parisien - Pierre Vavsseur)


  • "Un sujet éprouvant abordé de front mais sans pathos ni scories. Et le duo Vincent Lindon / Hélène Vincent est tout simplement magistral. On tient là certainement nos César 2013..." (Écran Large - Sandy Gillet)

  • "Vincent Lindon, alliage de fragilité, de mélancolie et de colère, et Hélène Vincent, en Yvette rugueuse et maniaque, interprètent avec sobriété deux êtres acculés par la mort à dépasser leurs rancoeurs." (La Croix - Corinne Renou-Nativel)

  • "Beau et terrible, à l'image d'une histoire dont on ressort le coeur lourd, et la lumière aux yeux." (Le Monde - Noémie Luciani)

  • "Il est de nos jours peu de cinémas qui soient aussi rugueux que celui de Stéphane Brizé. Qui taille, supprime, élague, au service de son ambition: toucher à l'os." (Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau)

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