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"Au nom de ma fille"

Projection du film "Au nom de ma fille" de Vincent Garenq le mardi 17 mai 2016 à 20h30 et le mercredi 18 mai à 14 heures. Tarifs : 5€ / 4€ (adhérent)


Fiche du film :
Drame français
Réalisé par Vincent Garenq
Avec Daniel Auteuil, Sebastian Koch, Marie-Josée Croze
Durée : 1h27.

L'histoire :
Un jour de juillet 1982, André Bamberski apprend la mort de sa fille Kalinka. Elle avait 14 ans et passait ses vacances en Allemagne auprès de sa mère et de son beau-père le docteur Krombach. Rapidement, les circonstances de sa mort paraissent suspectes. L'attitude de Dieter Krombach ainsi qu'une autopsie troublante laissent beaucoup de questions sans réponse. Très vite convaincu de la culpabilité de Krombach, André Bamberski se lance dans un combat pour le confondre. Un combat de 27 ans qui deviendra l'unique obsession de sa vie...

Quelques anecdotes sur le film :

Genèse du projet
Vincent Garenq a voulu faire un film centré sur André Bamberski parce qu'il avait à l'époque suivi son histoire et repéré son livre "Pour que justice te soit rendue". Il a cependant attendu avant de le lire parce qu'après "Présumé coupable", il pensait qu'il n'était pas raisonnable de refaire un film sur une vraie affaire judiciaire. Il changea finalement d'avis après avoir lu le livre qui lui donna immédiatement envie de faire le film.

Une dimension héroïque
C'est la persévérance du personnage d'André Bamberski qui a le plus séduit Vincent Garenq dans cette histoire comme il en témoigne :
"Pendant trente ans, il n'a jamais démordu, il s'est battu comme un forcené pour que la vérité soit faite et que justice soit rendue à sa fille. Au fil du temps, il est devenu un spécialiste du droit, il en savait souvent plus que ses avocats. Aucun obstacle ne l'a arrêté. Et il a finalement réussi à vaincre l'immobilisme des justices française et allemande ! C'est du pain béni pour un scénariste. Il y a une dimension héroïque, très cinématographique, mais c'est aussi une histoire de paternité, ce qui me touche infiniment, car j'ai deux enfants qui sont la plus belle chose qui me soit jamais arrivée dans ma vie. La paternité est un sujet qui me hante et qui est au coeur de tous mes films."

Honnêteté avant tout
Pour être au plus proche de la vérité des gens dont il retranscrit le parcours, Vincent Garenq a commencé par les rencontrer. A ce moment, le cinéaste leur a expliqué qu'il cherchait à donner forme à un film authentique, fidèle à la réalité, mais que malgré tout, ils ne s'y retrouveront pas complètement ("Parce qu'adapter, c'est forcément trahir un peu"). Garenq leur a également fourni toutes les versions du scénario et les a tenus au courant de toutes les étapes du processus du film.

Une rencontre
Daniel Auteuil a rencontré son personnage, André Bamberski, mais une fois que le tournage était bien avancé. Il ne souhaitait pas le rencontrer avant pour ne pas être encombré par sa souffrance qui l'aurait rendu moins libre dans son jeu. L'acteur confie :
"Quand nous nous sommes vus pour la première fois, nous nous sommes tenus, lui et moi, à distance, sûrement par une espèce de protection mutuelle. Nous étions dans une sorte de gêne. Lui parce qu'en quelque sorte, j'étais celui qui allait en faire un personnage public, de fiction certes, mais public quand même. Moi parce que je m'emparais de sa vie pour en rendre compte à l'écran. Nous n'avons pas échangé beaucoup de mots. Je ne suis pas du genre bavard, et lui non plus. Mais, sur le plateau, il a assisté à une scène, et là, j'ai vu dans son regard qu'il avait compris que ce que je faisais de son personnage allait lui servir à lui, en tant que père et écrivain de cette histoire, pour continuer à témoigner."

Avis de la presse :

  • "Ce qui frappe le plus dans ce film émouvant, c'est la façon dont il sublime l'amour d'un père pour sa fille." (Marianne – Grégoire Chertok)

  • "Le film bénéficie de l'interprétation puissante de Daniel Auteuil, entre douleur et obsession, folie et obstination." (Première- Isabelle Danel)

  • "Entre douceur et folie, Auteuil fait de Bamberski un puissant personnage de fiction et tient là l'un de ses meilleurs rôles depuis longtemps." (Ouest France – Pierre Fornerod)

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