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"On récolte ce que l'on sème"

Dans le cadre du Mois du Doc', un collectif d'associations organise un ciné-rencontre avec la projection du film documentaire d'Alaa Ashkar "On récolte ce que l'on sème" le mardi 14 novembre 2017 à 20 heures. Une discussion avec le réalisateur suivra la projection. Entrée gratuite

En ouverture du Mois du Doc', le réalisateur palestinien Alaa Ashkar revient à la MJC de Chenôve, à l'initiative d'un collectif d'associations (la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, le Mouvement de la Paix, le MRAP, l'Association France Palestine Solidarité 21, Les amis d'Al Rowwad).
Alaa avait présenté, en 2014, son précédent documentaire "Route 60", périple du réalisateur en Palestine, en recherche d'identité, par la Route 60 qui traverse la Cisjordanie.
Le public présent avait été profondément touché par la portée de ce film et la vision fine portée par son auteur. Alaa avait apporté un regard singulier sur la situation palestinienne. Nul doute que cette nouvelle création nous apportera de nouveaux éléments de compréhension.

Fiche du film :
Film documentaire réalisé par Alaa Ashkar.
Durée : 69 min.
Film en Version Originale, sous-titré en français.


Le sujet : Un réalisateur palestinien vivant en France allait commencer un documentaire sur la mémoire palestinienne en Israël. Pendant les repérages en Galilée où vit sa famille, cette dernière a manifesté son inquiétude à l'idée de faire ce film. Le réalisateur décide alors de l'inclure dans le scénario et finit par nous livrer un récit intime sur l'évolution de son identité, depuis son enfance au sein de sa famille protectrice, jusqu'à l'âge adulte à travers ses voyages.

Note d'intention du réalisateur :

« Quand j'était petit, j'ai tout naturellement accepté mon identité d'Arabe israélien, comme l'ont fait mes parents avant moi. J'ai cherché à comprendre comment ils ont vécu la période d'assimilation à l'État d'Israël, et leur première réaction a été le refus d'en parler, par peur des autorités.


La seule qui était naïvement réceptive à mes préoccupations était Miral, ma nièce de 12 ans. Comme moi à son âge, elle va à l'école arabe israélienne et apprend que les juifs sont enfin retournés chez eux après 2000 ans d'oppression et de souffrance en exil. Comme moi à son âge, elle ne sait pas ce que c'est la Palestine, rien n'est mentionné dans ses leçons de l'histoire du Proche-Orient au 20ème siècle.

Pour moi, il est impossible de se projeter dans l'avenir, quel qu'il soit, sans connaître le passé, qui est très présent, d'autant plus lorsqu'il est caché. J'ai eu envie de revenir sur le processus personnel que j'ai traversé pour sortir de la prison intellectuelle israélienne et découvrir mon identité palestinienne. Avec une caméra discrète, je me suis laissé perdre dans des lieux,
dans des paysages, et dans des visages, connus et étrangers, pour retrouver mon chemin...

Biographie du réalisateur :


Alaa Ashkar est un réalisateur palestinien né en Galilée. Il fait ses études de droit à Netanya dans le centre d'Israël, puis, en 2006, il finit un Master en sciences politiques en France. Son intérêt pour le cinéma indépendant l'emmène à adopter ce domaine pour exprimer ses questionnements et ses observations sur les rapports humains.

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