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"La Mélodie"

Projection du film "La Mélodie" de Rachid Hami le mardi 19 décembre 2017 à 20h30 et mercredi 20 décembre 2017 à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film :
Drame français de Rachid Hami
Avec Kad Merad, Samir Guesmi, Renély Alfred
Durée : 1h42 min.

L'histoire :
A bientôt cinquante ans, Simon est un violoniste émérite et désabusé. Faute de mieux, il échoue dans un collège parisien pour enseigner le violon aux élèves de la classe de 6ème de Farid. Ses méthodes d'enseignement rigides rendent ses débuts laborieux et ne facilitent pas ses rapports avec des élèves difficiles. Arnold est fasciné par le violon, sa gestuelle et ses sons. Une révélation pour cet enfant à la timidité maladive.


Peu à peu, au contact du talent brut d'Arnold et de l'énergie joyeuse du reste de la classe, Simon revit et renoue avec les joies de la musique. Aura-t-il assez d'énergie pour surmonter les obstacles et tenir sa promesse d'emmener les enfants jouer à la Philharmonie ?

Quelques anecdotes sur le film :

Genèse du projet


Tout a commencé lorsque Rachid Hami a reçu un appel de son coscénariste Guy Laurent qui lui a dit qu'il venait de voir un reportage sur des enfants qui faisaient de la musique classique dans les quartiers défavorisés. Le metteur en scène se rappelle : "Guy évolue plutôt dans un cinéma populaire, mais il a tout de suite pensé à moi pour réaliser un film sur ce sujet. Il y avait en effet une résonance entre ce que faisaient ces enfants et mon parcours personnel. J'ai donc pris contact avec les responsables de Démos - un programme d'éducation musicale et orchestrale à vocation sociale développé par la Philharmonie de Paris - sur lequel portait ce documentaire et ils m'ont ouvert leurs portes pour que je puisse suivre des groupes."

Immersion


Lorsque le projet en était à ses débuts, Rachid Hami s'est intéressé aux classes orchestres, chapeautées par l'Education Nationale. De Gennevilliers à Paris en passant par Asnières, le réalisateur a commencé à nouer des liens avec ces enfants jusqu'à ce que l'histoire du film prenne forme dans sa tête. Un garçon qui jouait du violon rencontré à Belleville lui a d'ailleurs inspiré le personnage d'Arnold :

"Il n'est pas seulement question de cinéma et de faits de société. Il y a dans La Mélodie le désir de mettre en images et en paroles une foi dans la vie et dans l'art face aux déterminismes (misère, violence, abandon, cynisme, etc.) dont chacun cherche à s'échapper et l'envie d'approcher au plus près les désillusions de la vie pour mieux dire les motifs d'espérance", raconte Hami.

Trouver les enfants


Pour trouver les enfants que l'on voit dans La Mélodie, les directrices de casting Justine Léocadie et Adélaïde Mauvernay ont procédé à des castings sauvages dans les environs du quartier de Place des fêtes (XIXe arrondissement de Paris) où se déroule l'histoire. Pendant ce temps, Rachid Hami passait ses week-ends à rencontrer les jeunes candidats potentiels et leurs parents. "Très vite, j'ai compris que plus que les personnages, je recherchais des personnalités. Si les enfants sont arrivés au fur et à mesure, Renély, lui, est apparu comme un miracle : il était si proche d'Arnold, qu'il s'est imposé comme une évidence", se souvient le cinéaste.

Un film de genre
Côté références, Rachid Hami a beaucoup pensé à Ken Loach, pour la sobriété, et bien sûr Kechiche avec qui il avait travaillé sur L'Esquive. Le réalisateur voulait construire un scénario simple pour libérer la mise en scène. "La Mélodie est un film de genre, au même titre que Billy Elliot, Will Hunting, Les Virtuoses, Rocky... C'est vraiment dans la direction d'acteur et la manière de filmer les situations que je cherchais quelque chose, que je pouvais espérer proposer aux spectateurs des personnages romanesques. (...) En ce qui concerne la partie visuelle du film, comme mon chef opérateur et moi revenions d'un tournage à Taïwan, nous étions inspirés par l'élégance du cinéma asiatique, qu'illustrent les films de Lin Cheng-sheng ou de Hou Hsiao-hsien", confie-t-il.

Avis de la presse :


  • "Bienveillant et humaniste, ce premier film sur un professeur de violon confronté à des élèves de quartiers défavorisés, fait vibrer les cordes sensibles." (La Croix - Stéphane Dreyfus)

  • "Un tel scénario aurait pu devenir franchement lourd. Mais le réalisateur parvient, grâce à sa mise en scène limpide et discrète, à convaincre que la musique adoucit les moeurs et peut éclairer les visages les plus butés." (Télérama - Philippe Lagouche)

  • "Le naturel éblouissant des jeunes acteurs, l'honnêteté du metteur en scène et le jeu mesuré des acteurs principaux incitent à considérer avec indulgence cette brave incursion dans le cinéma pédagogique et pacifique." (La Voix du Nord - Philippe Lagouche)

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