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"Un jour ça ira"

Dans le cadre du festival "Diversité", projection du film "Un jour ça ira" de Stan et Edouard Zambeaux le mardi 3 avril 2018 à 20 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent). Présence exceptionnelle de son réalisateur Stan Zambeaux.

Important : Cette diffusion est proposée dans le cadre du festival "DiVeRsiTé"* mis en place par le Pôle Image de Franche-Comté".
Plus d'infos : http://www.poleimage-franche-comte.org/festivals-evenements/diversite
Par ailleurs, nous aurons la chance et l'honneur d'accueillir M. Stan Zambeaux - co-réalisateur du film.
C'est la troisième collaboration entre le circuit des Tourneurs et le festival. Nous avons ainsi projeté en 2016 le film de Philippe Faucon "Fatima" et "Un paese di Calabria" de Shu Aiello en 2017.
Séance mise en place avec le soutien de l'UDMJC21 et du dispositif "Passeurs d'Images".
Réservations conseillées au 03.80.52.18.64



Fiche du film :
Documentaire français. Durée : 1h30 min
Réalisé par Stan et Edouard Zambeaux

Le sujet :
Djibi et Ange, deux adolescents à la rue, arrivent à l'Archipel, un centre d'hébergement d'urgence au coeur de Paris. Ils y affrontent des vents mauvais, des vents contraires, mais ils cherchent sans relâche le souffle d'air qui les emmènera ailleurs. Et c'est avec l'écriture et le chant qu'ils s'envolent... et nous emportent. Une plongée au coeur de l'Archipel, un centre qui propose une façon innovante d'accueillir les familles à la rue.

Quelques infos sur le film :

Naissance du projet


"Un jour ça ira" marque la seconde collaboration Stan et Edouard Zambeaux. Ils se rappellent comment est né le film : "J'étais à l'étranger, je suis revenu, on bossait sur les mêmes thématiques, mais avec des outils différents. On s'est dit : allons pour un film ! Et puis, allons pour un deuxième film ! Cela nous semblait naturel", confie le premier. Le second poursuit : "C'était une sorte de logique, d'évidence. Un jour ça ira c'est un sujet que j'ai approché d'abord en tant que journaliste et tout à coup, en creusant, il était évident que cette histoire était trop grande pour se contenter du journalisme. Alors on en a parlé et décidé de faire ce film ensemble tandis qu'on achevait le précédent. C'était donc une évidence de repartir ensemble sur cette aventure, et puis Stan maîtrise l'outil, pas moi."

Au-delà du journalisme


A l'origine de Un jour ça ira, il y avait l'envie pour Stan et Edouard Zambeaux de faire quelque chose de beau pour décrire une réalité souvent présentée sous son aspect uniquement miséreux. Les deux cinéastes voulaient magnifier leurs personnages et montrer que la situation extrêmement difficile dans laquelle ils sont n'atteint pas leur dignité, le tout dans une approche esthétique. Ils expliquent :

"Il y avait cette volonté-là et c'est en cela qu'on est à mes yeux au delà du journalisme. Çela parle d'un regard sur la société, de l'ampleur d'un phénomène. Et puis le traitement se veut beaucoup moins descriptif qu'une approche journalistique. Je n'aime pas du tout l'injonction du positif et il n'était pas question d'y céder. Nous n'avons pas modifié la réalité, mais il y a de la poésie chez ces enfants même quand ils sont au 115. Nous voulions juste avoir un regard bienveillant, optimiste, nous laisser surprendre et nous laisser porter par l'énergie spontanée qui émanait de ce lieu."

Un lieu cinématographique


L'Archipel, ce centre d'hébergement d'urgence au coeur de Paris, a également marqué Stan et Edouard Zambeaux de par son côté très cinématographique, très vaste et en même temps fermé comme une bulle. Le premier précise : "Tu ne fais pas un film sur le lieu, tu ne fais pas un film sur les gens, tu fais un film avec le lieu, tu fais un film avec les gens qui y sont. Et l'on a vécu avec les gens tout ce temps-là ; c'était le prix pour pouvoir obtenir leur confiance et leurs paroles. Le premier enjeu était de construire le projet avec eux pour qu'ils sentent que l'on pourrait réellement raconter quelque chose ensemble. Ça passait d'abord par les parents qui ont accepté de nous confier leurs enfants, pour qu'on avance avec eux et sous leurs regards bienveillants. Quand ils nous regardaient de loin, ils comprenaient très bien ce qui était en train de se mettre en place."

Se centrer sur les enfants


A l'origine, Stan et Edouard Zambeaux voulaient se centrer sur les mamans, puis sur les familles, pour finalement faire un film sur les enfants. Le second justifie ce choix : "Parce qu'au fur et à mesure que le film avançait, on a réussi à identifier ou à mettre sur pied les moyens de construire une narration qui évidemment s'appuyait sur les personnages, mais qui avait une constance supérieure aux personnages. Je pense à la Zep, aux ateliers chants, pour ne pas être au fil de l'eau."


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