Vous êtes ici

"Le Grand Bain"

Projection du film "Le Grand Bain" de Gilles Lellouche le mardi 4 décembre 2018 à 20h30 et mercredi 5 décembre 2018 à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film :
Comédie dramatique française de Gilles Lellouche
Avec Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Jean-Hugues Anglade, Virginie Efira, Leïla Bekhti, Marina Foïs, Philippe Katerine
Durée : 1h58 min.

L'histoire :
C'est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s'entraînent sous l'autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c'est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie...

Quelques anecdotes sur le film :

Parler de la dépression


Gilles Lellouche a commencé à écrire un film qui contenait déjà un peu les prémices du Grand bain en 2010. Le réalisateur avait envie de parler de cette lassitude qu'il sentait chez les gens de sa génération ou même plus globalement en France. Il raconte :
"Dans cette course un peu individualiste où l'on se retrouve tous malgré nous coincés, on oublie le collectif, l'entrain, le goût de l'effort. Il y avait déjà ce côté cercle de parole qui m'avait beaucoup marqué quand j'avais assisté à des réunions d'alcooliques anonymes pour préparer Un singe sur le dos, le film de Jacques Maillot dans lequel je jouais un alcoolique. J'avais été ébahi par la chaleur humaine, le dialogue, l'écoute qui y régnaient, sans aucun jugement. On vit dans une société où les émissions de télé, les débats sont remplis de jugements et d'avis tranchés sur tout, alors j'ai adoré cette bulle de partage."

Trouver son sujet
Gilles Lellouche avait commencé à écrire autour de cela, mais il manquait une dimension poétique et cinématographique à son histoire. Le producteur Hugo Selignac lui a alors conseillé de regarder un documentaire sur ARTE qui suivait une bande de Suédois pratiquant la natation synchronisée masculine.


C'est là qu'il a su qu'il tenait son sujet : "Une troupe d'hommes plus ou moins désenchantés qui courent après des rêves déchus. Ensuite j'ai demandé à Ahmed Hamidi, dont je connaissais bien le travail et qui était un auteur phare des Guignols à la grande époque, d'écrire avec moi et, dans un second temps, Julien Lambroschini", se souvient Lellouche.

14 ans après Narco...
Après "Narco" (2004) qu'il avait co-réalisé avec Tristan Aurouet et dans lequel il dirigeait déjà Guillaume Canet, Gilles Lellouche revient avec Le Grand bain, qu'il met en scène cette fois seul (entre les deux il avait fait un sketch de la comédie Les Infidèles). Il confie : "L'idée, c'était surtout de trouver un sujet qui me touche et me permette de réaliser un film plus personnel que Narco, qui était malgré tout un film de commande. C'est un film que j'ai pris beaucoup de plaisir à faire mais qui n'est pas intimement lié à qui je suis. Tout ça a pris du temps car après Narco, mes films d'acteurs ont pris toute la place."

Entraînement !


Avant le tournage du Grand bain, les comédiens ont dû s'entraîner avec Julie Fabre, la chorégraphe de l'équipe de natation synchronisée féminine olympique. Si cette dernière était, au début, sceptique, elle a dit à Gilles Lellouche que les choses allaient finalement pouvoir se faire au bout de trois semaines. Le metteur en scène se rappelle :
"Je vous passe le fait que Balasingham ThamilcheLvan, que j'avais trouvé au cours d'un casting sauvage, m'avait menti - en fait il ne savait pas nager – et que Félix quant à lui, ne supportait pas de mettre la tête sous l'eau alors qu'il joue le pilier ! Bon, pour tout ce qui est jambes à l'extérieur de l'eau, j'avais des doublures, parce que même après sept ans d'entraînement, c'est très compliqué. Ils se sont entraînés comme des bêtes pendant 7 mois, à raison d'une ou deux fois par semaine, ils m'ont épaté ! Le plus sportif, c'était Guillaume. Mais à la volonté et à la rigueur, c'est Mathieu qui gagne ! Quant à Benoît, c'est un excellent nageur mais... dissipé."

Gilles Lellouche et son casting


Avec Le Grand bain, Gilles Lellouche avait pour volonté de réunir plusieurs acteurs issus d'horizons différents et qui avaient pour habitude de porter des films à eux seuls. Le metteur en scène indique :
"Mathieu, je l'ai rencontré sur le tournage du Rappeneau, Belles familles, j'admire son talent depuis le Cours Florent donc l'idée de travailler avec lui me trottait dans la tête depuis longtemps. Philippe Katerine, s'il m'avait dit non, j'aurais été dans une merde noire car c'est le seul qui pouvait jouer Thierry sans en faire une caricature d'homme enfant agaçante. Il a une fantaisie lunaire, dadaïste, qui collait parfaitement au personnage. Anglade, on habite dans le même quartier, je le croisais au supermarché du coin, sa poésie me touche infiniment. J'avais ce souvenir de lui dans La Reine Margot avec ses cheveux longs, c'était parfait pour mon rockeur revenu de tout."

"Poelvoorde était déjà dans mon premier film, pour moi c'est un génie absolu qui peut tout jouer et qui excelle dans les rôles de roublard. LeÏla, dans la vie, quand je la croisais, je voyais qu'elle avait une autorité naturelle qui n'avait jamais été exploitée au cinéma. Elle était idéale pour incarner la rigueur du sport, et Virginie, la philosophie. Quant à Guillaume, je craignais que le personnage l'effraie parce que c'est peut-être le moins sympathique, mais il a eu l'intelligence de voir sa beauté et ses failles. On parle souvent d'amitié à propos de Guillaume et moi, mais on est aussi beaucoup dans une relation de travail. D'ailleurs, je n'ai pas voulu tourner avec ma bande de potes. Au bout d'un moment, ça peut être très inhibant."


Avis de la presse :

  • "Cette comédie ovationnée lors de sa projection à Cannes, qui rappelle la mécanique d'un « Full Monty », en plus survitaminé encore, est un bonheur de jeu et d'écriture..." (Le Parisien - La rédaction)


  • "Le Grand bain nage entre deux eaux, le rire et la mélancholie. On plonge la tête la première." (Le Point - la rédaction)

  • "La magnifique bande de pieds nickelés formée par Amalric, Poelvoorde, Canet et Katerine ne fait pas que s'imposer comme un nouveau parangon du charme viril, c'est aussi la dream team sur laquelle on peut compter dynamiter la comédie franchouillarde." (aVoir - aLire.com - Julien Dugois)

  • ""Le Grand Bain", c'est le grand bien des émotions synchronisées, brasse de larmes coulées et de rires touchés. Quelle comédie ! Quels acteurs !" (Bande à Part - Jo Fishley)

  • "Une des meilleurs comédies de cette fin d'année." (Le Journal du Dimanche - Barbara Théate)

  • Dans la même rubrique

    Rechercher sur le site