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"Sauver ou périr"

Projection du film "Sauver ou périr" de Frédéric Tellier le mardi 29 janvier 2019 à 20 heures 30 et mercredi 30 janvier 2019 à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film :
Drame français de Frédéric Tellier
Avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Chloé Stefani
Durée : 1h57 min.

L'histoire :
Franck est Sapeur-Pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d'une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. A son réveil dans un centre de traitement des Grands Brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d'être sauvé à son tour.

Quelques anecdotes sur le film :

Quête d'identité


Le cinéma qui anime le réalisateur Frédéric Tellier est un cinéma de transmission, plus que de distraction pure. "Dans les récits qui m'attirent, il faut qu'il y ait une histoire et un sujet : depuis très longtemps, j'avais envie de parler de la quête de l'identité, du sens de la souffrance, et de la permanente (re)construction des êtres. J'ai lu et relu au moins dix fois le livre de Job pendant l'écriture du scénario et je reste obnubilé par la force de la vie et par le questionnement de savoir comment vivre avec le mal au sens de la souffrance, de l'épreuve de vie. C'est une question universelle : chaque être peut voir sa vie basculer irrémédiablement par un accident ou une perte brutale et devoir surmonter l'épreuve, le traumatisme, se réinventer et vivre. Et puis, la quête de l'identité est aussi une question centrale dans ma vie : qui est-on vraiment quand on est dénudé de toute enveloppe sociale, éducative, professionnelle, l'enveloppe des hasards de la vie, du conditionnement de la vie ? Enfin, j'avais aussi envie de raconter une histoire d'amour. C'est tout cela mis bout à bout qui a produit les premières étincelles de ce récit."

Univers des pompiers de Paris


Frédéric Tellier revient sur l'idée de raconter une histoire dans l'univers des sapeurs-pompiers de Paris, puis des grands brûlés. "J'ai eu connaissance de « faits divers », et j'ai été profondément marqué par les histoires très fortes de sapeurs-pompiers auxquels il était arrivé de graves accidents. Jusqu'ici, le plus souvent, j'étais entré dans mes projets de films par l'histoire dont la dramaturgie était déjà là : pour "Sauver ou périr", j'avais le fond, le sujet, les étincelles de départ. Mais pas immédiatement l'histoire. Les tragédies vécues par ces pompiers anonymes ou les différents grands brûlés que j'ai pu rencontrer par la suite m'ont apporté le contexte. J'ai trouvé des articulations et des repères dramaturgiques en projetant un personnage, un pompier, au service des autres qui aurait tout, et qui se retrouverait grand brûlé, miraculé, mais qui perdrait tout, et qui devrait réapprendre à vivre. L'intérêt de cette histoire qui commence au coeur des pompiers est qu'elle place les curseurs au maximum : avec le personnage, on est d'emblée dans l'excellence, l'exigence, l'altruisme, la solidarité et, quand tout bascule, on passe dans la douleur physique et morale la plus brutale. Cette double polarité prépare de façon très intéressante la résolution de l'histoire. J'aime proposer des histoires qui englobent le spectateur, le mettent à l'épreuve, et le projettent dans le destin de mes personnages."

La méthode Pierre Niney


La préparation physique a été très importante pour Pierre Niney : "Je voulais m'étoffer, changer de silhouette et faire ce que fait vraiment un pompier de Paris. Pour y parvenir, il n'y avait rien de mieux que de vivre avec eux à la caserne et d'être en immersion totale à la brigade des sapeurs-pompiers ! J'ai donc participé à la fameuse montée de planches, aux montées de cordes, au port du matériel, à l'entraînement quotidien... J'ai aussi travaillé avec un coach sportif et une nutritionniste : j'ai pris près de 9kg en muscles pour la première partie du film. Que je devais ensuite perdre le plus vite possible pour incarner l'après-accident. C'était un réel challenge physique. Je devais stopper nette la musculation et je ne buvais plus que des jus, pendant un mois et demi !

Mais pour les deux parties du film je voulais faire ces transformations : changer mon corps, ma démarche, ma manière de porter les vêtements... pour être au plus près du personnage. J'ai aussi passé du temps avec les pompiers en interventions et je les ai accompagnés de nuit dans le camion. Au cours de ces interventions, j'ai été confronté à beaucoup de choses et de situations qui m'ont profondément marqué... et que ces pompiers affrontent depuis qu'ils ont 18 ans (voire moins) : un dépressif qui menace de se jeter de son balcon, une overdose, un accidenté de la route etc. Je devais appréhender tous ces événements graves qui sont leur quotidien. Mais j'ai été fasciné par leur lucidité sur ce qui prime dans la vie, et par ce contraste saisissant, dont nous parlons dans le film, entre leur grande jeunesse et cette réelle maturité"
, confie le comédien.

Avis de la presse :

  • "C'est dur, douloureux, triste à crever, ça fait mal, on pleure comme rarement on a pleuré ces derniers temps au cinéma. Et Pierre Niney, subtil, à la hauteur, avec sa figure de monstre héroïque, bouleverse à chaque instant. Grand acteur." (Dernières nouvelles d'Alsace - Nathalie Chifflet)


  • "Subtil hommage non seulement aux soldats du feu mais aussi à tous ceux dont la vocation est de sauver des vies, Sauver ou périr traite surtout d'un sujet universel dont la force affective concerne chacun d'entre nous." (aVoir-aLire.com - Claudine Levanneur)

  • "Ce film aussi émouvant que réussi est tout à la gloire des sapeurs-pompiers, ces héros du quotidien. Pierre Niney signe une performance exceptionnelle." (Culturebox - France Télévisions - Pierre-Yves Grenu)


  • "Si la souffrance y est constamment présente, l'instinct et la force de vie traduisent la voie d'une résilience qui donne alors au titre du film tout son sens : non plus seulement "sauver ou périr", la devise des pompiers de Paris, mais bien "se sauver ou périr". Ce qui, pour être plus ordinaire, n'en est pas moins héroïque." (Le Dauphiné Libéré - Jean Serroy)

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