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"Grâce à Dieu"

Projection du film "Grâce à Dieu" de François Ozon le mardi 9 avril 2019 à 20 heures et le mercredi 10 avril à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film :
Drame français de François Ozon
Avec Melvil Poupaud, Denis Ménochet, Swann Arlaud
Durée : 2h17 min.

L'histoire :
Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d'enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu'ils ont subi.
Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

Quelques anecdotes sur le film :

Libération de la parole


Un autre film français dénonçant la pédophilie et prônant la libération de la parole a marqué les esprits cette année. Il s'agit des Chatouilles, d'Andréa Bescond et Eric Métayer. Le long-métrage a reçu plusieurs nominations aux César 2019.

Polémique
Avant sa sortie en salles le 20 février 2019, Grâce à Dieu a suscité la polémique. En effet, le procès du père Preynat étant encore en cours, un référé a été déposé pour reporter sa sortie en France. François Ozon était-il inquiété par un possible report de la sortie de son film ? Nous lui avons posé la question :


"J'ai confiance dans la justice française, indique-t-il au micro d'AlloCiné. Ce film n'attaque pas la présomption d'innocence, il est très équilibré. Il est basé sur des verbatims qui ont été déjà publiés. Je pense que les gens qui attaquent le film aujourd'hui ne l'ont toujours pas vu, donc ils l'attaquent par principe, plus que par rapport à la réalité de ce qu'il y a dans le film. Certaines personnes n'ont pas envie que ce film sorte. Elles sont dans la continuité de cette omerta du silence. C'est vrai que le film essaye de s'attaquer à un fléau et à un silence qui est retentissant, donc forcément il y a des résistances. Mais disons que ce que l'on vit, nous, aujourd'hui autour du film, ce n'est rien par rapport à ce qu'ont vécu les victimes, aussi bien dans l'institution que dans leur propre famille."

Rencontrer les victimes


François Ozon souhaitait prendre le point de vue des victimes et se placer du côté humain dans son film, non du côté judiciaire ou religieux. "J'ai d'abord rencontré Alexandre Dussot-Herez, qui, le premier a porté plainte, puis d'autres victimes. Il m'a donné accès à beaucoup d'informations, m'a tout raconté, j'ai été très touché. Ces hommes sont héroïques et parviennent à faire bouger les lignes. Ma première idée était de réaliser un documentaire. Eux avaient déjà beaucoup témoigné, ils en avaient un peu marre de montrer leur tête... J'ai choisi la fiction", confie le cinéaste au micro de Ouest France.

Avis de la presse :


  • "François Ozon démontre de film en film qu'il est un des meilleurs cinéastes français par son art de s'emparer d'un sujet dont il est souvent l'auteur. Il est dans la lignée d'un Chabrol, d'un Truffaut, d'un Sautet, quand ils donnent le meilleur d'eux-mêmes, comme c'est le cas ici. Grâce à Dieu." (Culturebox - France Télévisions - Jacky Bornet)

  • "Grâce à Dieu n'est pas un film ivre de colère. Il est fort, éclairant, responsable, pas antireligieux, terriblement émouvant. Et important." (La Voix du Nord - Christophe Caron)

  • "On est sidéré devant la puissance de son propos, la fluidité de sa narration, la précision de son écriture en constante mutation, passant du journal intime avec voix off au polar captivant puis au mélodrame poignant. Où s'illustrent les acteurs, exceptionnels." (Le Journal du Dimanche - Stéphanie Belpêche)

  • "Le sujet est tellement fort que la mise en scène semble invisible ; elle n'en est pas moins magistrale. D'une histoire de secrets où la parole est primordiale, Ozon fait un film sur la parole, sa construction, sa répression, sa libération et... sa perversion : Mankiewicz et Rohmer ne l'auraient pas désavoué." (Positif - Stéphane Goudet)


  • ""Grâce à Dieu" pourrait être un documentaire tant il va au rythme d'une chronique factuelle. C'est néanmoins une fiction à laquelle les acteurs par leur incarnation même, apportent une charge supplémentaire, celle de la transcendance. De fait le film est bouleversant." (Sud Ouest - Sophie Avon)

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