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"Raoul Taburin"

Projection du film "Raoul Taburin" de Pierre Godeau le mardi 4 juin 2019 à 20h30 et le mercredi 5 juin à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Film du film :
Comédie française réalisée par Pierre Godeau
Avec Benoît Poelvoorde, Edouard Baer, Suzanne Clément
Durée : 1h30 min.

L'histoire :
Illustre marchand de cycles établi à Saint-Cérons, Raoul Taburin jouit d'une belle notoriété. Mais celui que tout le monde admire pour son talent de réparateur a pourtant un lourd secret enfui au plus profond de lui : il n'a jamais appris à faire de vélo. Se percevant comme un imposteur, il aura peut-être l'occasion de se réconcilier avec lui-même s'il parvient à se faire photographier par son ami Hervé Figougne, un photographe de renom qui souhaite immortaliser Raoul Taburin sur l'un de ses célèbres vélos.

Quelques anecdotes sur le film :

De la BD au ciné


Raoul Taburin est l'adaptation d'une BD créée par Sempé (Le Petit Nicolas) et publié pour la première fois en 1995 : "Je n'ai jamais eu la prétention d'imaginer que le cinéma puisse s'intéresser à mon travail. Ce n'est que lorsqu'on me l'a proposé que je me suis dit : « Quelle bonne idée ! », mais cela n'avait rien d'évident initialement. L'idée qu'une voix off raconte l'histoire m'enchantait, car j'aime énormément cela : ça berce, ça saisit, ça embarque. Je suis émerveillé par le « Il était une fois... ». J'ai le goût du conte, et Raoul Taburin en est un. J'aime beaucoup raconter et me raconter des histoires. Je passe beaucoup de temps à ça depuis toujours", confie l'auteur.

Un univers singulier
Auteur et réalisateur français, Pierre Godeau, 32 ans, a réalisé trois longs métrages explorant chacun des univers singuliers. "Juliette", son premier film, avait été présenté au Festival de Cabourg en 2013. Trois ans plus tard, le cinéaste tourne "Éperdument, une histoire d'amour en milieu carcéral", avec Guillaume Gallienne et Adèle Exarchopoulos. Aujourd'hui, Pierre adapte le récit dessiné de Jean-Jacques Sempé, "Raoul Taburin", dans une oeuvre alliant le rire à l'émotion.

Fantaisie et onirisme


La tentation de la fantaisie et de l'onirisme était en germe dans les deux premiers films de Pierre Godeau, Juliette et Éperdument. "Le dénominateur commun, c'est surtout que j'adore raconter des histoires en partant des personnages - ou plutôt des personnes - en essayant de les comprendre et en dressant des portraits. L'onirisme fait partie intégrante de cet enjeu : je me demande toujours à quoi rêve mon personnage. C'est aussi la question du champ et du hors-champ, de ce que qui se dit et ne se dit pas. Le rêve et la poésie permettent d'exprimer le vécu, le ressenti du personnage. J'ai aussi un côté naïf, enfantin et très rêveur", déclare le metteur en scène.

Adapter Raoul


Pour Pierre Godeau, l'ambition était d'être absolument fidèle à Sempé. "Dès lors, comment donner des épaules à cette histoire sans la dénaturer ?", questionne le réalisateur. "Guillaume Laurant, le scénariste du film, a eu l'idée de la voix off, qui était la meilleure façon de traduire à l'écran la petite phrase qui figure sous les dessins de Sempé. Raoul est devenu le narrateur, ce qui n'était pas le cas dans le livre. Il a fallu ensuite trouver des idées qui ne trahissent pas la petitesse de l'intrigue. On s'est efforcés de ne pas tomber dans le « biopic de Raoul Taburin » en écartant toutes les scènes qui ne racontaient pas le conflit intime du personnage, pour mieux aborder des thèmes qu'évoquait déjà le livre et qui me sont chers, comme la filiation, l'accomplissement et la perception de soi. On a étoffé certains personnages discrets, comme celui de sa femme. Le personnage du père a aussi été ajouté, et de fait, l'idée de la filiation : la nécessité absolue de faire du vélo pour Raoul vient du fait que les fils des commerçants reprennent les affaires de leurs parents dans le village. Ça participe à son drame, car son père est facteur", analyse le cinéaste.

Avis de la presse :


  • "Dans Raoul Taburin, Benoît Poelvoorde crève l'écran dans cette adaptation délicate du récit dessiné de Sempé, réalisée par Pierre Godeau." (Le Figaro - la rédaction)

  • "Effets spéciaux utilisés pour élever le vélo à hauteur d'un personnage qui ainsi chemine seul à côté de Taburin, bruitages conçus comme une partition, douceurs pastelles en arrière-plan et teintes légèrement saturées sur les costumes et les acteurs, clins d'oeil à Tati ... introduisent par touches un raffinement qui, loin de la charger, travaille à l'épure de l'image. Dans ce cadre aux contours naïfs parfois, les acteurs n'ont pas d'âge. Enfant et adulte dans le même corps, ils jouent tour à tour la drôlerie, la fragilité, la mélancolie, la roublardise. En somme, les personnages de Sempé. (Le Monde - Véronique Cauhapé)


  • "Le film dépeint, avec une touche de fantastique, une campagne française nostalgique et intemporelle où le vélo est roi. Il en résulte un film optimiste dont l'humour léger est parfaitement adapté à un public familial." (Les fiches du Cinéma - Keiko Masuda)

  • "Un charme et une poésie indéniable." (Ouest France - Elvire Simon)

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