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"Je promets d'être sage"

Projection du film "Je promets d'être sage" de Ronan Le Page le mardi 24 septembre 2019 à 20h30 et le mercredi 25 septembre à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).

En introduction du film (séance du mardi 24/09), nous aurons le plaisir d'accueillir Mme Gaëlle LAURENT, déléguée Régionale au Bureau d'Accueil des Tournages Bourgogne Franche-Comté.


Elle nous éclairera sur cette structure dédiée aux professionnels du cinéma et de l'audiovisuel qui facilite les réalisations de tournage en région.
Le film "Je promets d'être sage" a été grandement tourné dans les locaux du Musée des beaux-Arts. Gaëlle Laurent a suivi les étapes de repérage et de prises de vues dans l'enceinte du Musée, alors en travaux.
Pour découvrir cette structure : http://www.filmbourgognefranchecomte.com/


Fiche du film :
Drame, comédie française
Réalisé par Ronan Le Page
Avec Pio Marmai, Léa Drucker, Mélodie Richard
Durée : 1h32 min

L'histoire :
Après des années de galère dans le théâtre, à bout de nerfs, Franck plaque tout ! Il aspire à une vie qui se tienne enfin et accepte un poste de gardien de musée loin de Paris, au calme. C'était sans compter sur Sibylle, une agent de surveillance caractérielle qui va lui mener la vie dure et tout faire pour le décourager. Ils vont pourtant être amenés à s'allier pour monter une petite escroquerie. Une chance peut-être de reprendre leurs vies en main...

Quelques anecdotes sur le film :

Tourner au musée des Beaux-Arts de Dijon


Je promets d'être sage a été tourné au Musée des Beaux Arts de Dijon. Ronan Le Page et son équipe ont dû obtenir des dizaines et des dizaines d'autorisations : pour installer des nacelles avec de grands projecteurs à l'extérieur du bâtiment qui permettent d'éclairer la salle des tombeaux ; pour faire stationner des camions de matériel dans la cour d'honneur durant les trois semaines qu'ont duré le tournage là bas ; pour veiller à ne rien casser. "Quelqu'un du musée était d'ailleurs présent en permanence pour surveiller que les mouvements de caméra ne viennent pas heurter les statues. La Conservatrice s'est montrée très compréhensive et cela a été un énorme travail pour la régie", se souvient le metteur en scène.

Pourquoi un gardien de musée ?


Un des amis de Ronan Le Page était employé dans ce type d'établissement et lui avait raconté les agissements d'une gardienne qui entretenait des relations exécrables avec ses collègues. "Cette femme, qui avait été assistante sociale et avait atterri là à la suite d'une dépression, ne supportait pas ce nouveau travail et déclenchait des torrents d'hostilité autour d'elle. Je connaissais bien cette énergie négative pour l'avoir quelque fois éprouvée et cela m'a inspiré Sibylle, l'héroïne du film. Le lieu même du musée m'attirait : un lieu poétique, cinégénique, à l'abri du monde, mais qui peut être aussi très étouffant...", explique le cinéaste.

Né d'un sentiment de frustration


Je promets d'être sage est le premier long métrage réalisé par Ronan Le Page, après trois courts métrages. Il s'agit d'un projet né suite à un fort sentiment de frustration éprouvé par son metteur en scène, qui se rappelle : "Je venais de consacrer des années à un projet de long métrage qui avait fini par capoter et, comme Franck, le personnage principal, après des années à vivre sur le fil, j'étais au bord de renoncer à ma passion. J'avais, moi aussi, soif de normalité et de tranquillité. Écrire une comédie sur le sujet m'a paru salutaire."

Registre plus léger


Si les trois premiers courts métrages de Ronan Le Page s'inscrivent dans un registre dramatique, avec Je promets d'être sage le réalisateur a opté pour un ton plus léger : "Pour avoir consacré deux mémoires à François Truffaut et à André Téchiné durant mes études, j'ai longtemps cru que mon cinéma se rapprocherait du leur. Mais dès mon troisième court, j'ai compris que la comédie m'attirait davantage, le projet dont je parlais plus haut s'inscrivait d'ailleurs déjà dans un registre comique. Sans renier mes anciennes passions, il y a, dans Je promets d'être sage, quelques scènes dans la nature qui m'évoquent le cinéma de Téchiné, mais la comédie est excitante ; elle me fait du bien."

Avis de la presse :

  • "Dans ce premier film aussi brillant qu'énigmatique, la psychorigide Léa Drucker et l'explosif Pio Marmaï sont, au sens propre, au sommet de leur art." (Le Nouvel Observateur - Jérôme Garcin)


  • "Ronan Le Page signe un premier long-métrage original, distrayant et teinté de poésie parce qu'il se déroule dans un lieu inhabituel." (Le Figaro - Nathalie Simon)

  • "Comédie enlevée et intelligente, « Je promets d'être sage » offre deux épatants personnages d'accidentés de la vie à Pio Marmaï et Léa Drucker." (Le Parisien - Renaud Baronian)

  • "La jolie petite galerie de portraits que Ronan Le Page a installée dans les parties du musée interdites au public cède la place à un enchaînement d'arnaques et de fugues qui sortent Je promets d'être sage des territoires de chasse habituels du cinéma français et donnent envie de découvrir la suite des aventures de son réalisateur". (Le Monde - Thomas Sotinel)

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