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"Au nom de la Terre"

Projection du film "Au nom de la Terre" de Edouard Bergeon le mardi 5 novembre 2019 à 20h30 et le mercredi 6 novembre à 14 heures. Tarifs : 5€50 / 4€50 (adhérent).


Fiche du film :
Drame français réalisé par Édouard Bergeon
Avec Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon, Rufus
Durée : 1h43 min

L'histoire :
Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s'est agrandie, la famille aussi.


C'est le temps des jours heureux, du moins au début... Les dettes s'accumulent et Pierre s'épuise au travail. Malgré l'amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu... Construit comme une saga familiale, et d'après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l'évolution du monde agricole de ces 40 dernières années.

Quelques anecdotes sur le film :

Une histoire vraie


"Au nom de la terre" est tiré de la propre histoire du réalisateur Edouard Bergeon. Guillaume Canet interprète le personnage principal, Pierre, directement inspiré du père agriculteur du cinéaste. "Le film est tiré de mon vécu. Je suis descendant d'une longue lignée de paysans, fils et petit-fils de paysans, tant du côté de ma mère que de mon père. Christian Bergeon, mon père, s'est installé comme agriculteur en 1979 avec l'envie et la passion du métier. Avec ma mère, ils ont beaucoup travaillé pour que ma soeur et moi vivions une jeunesse heureuse à la ferme. Au nom de la terre est une saga familiale qui porte un point de vue humain sur l'évolution du monde agricole de ces 40 dernières années."

Une affaire de famille


Durant la production du long-métrage, Edouard Bergeon a protégé sa soeur et sa mère. "Je les ai tenues informées de la fabrication du film mais elles n'ont pas lu le scénario. Ma mère est fière car ce film rend hommage à mon père, à notre famille, et il lui redonne une voix. Il montre une partie des souffrances que nous avons vécues en silence et dans l'indifférence des institutions et d'une partie de la famille élargie. Car mon père, lorsqu'il se montrait à l'extérieur, montrait son meilleur jour, quitte à jouer le rôle du paysan battant qu'il était auparavant. Il ne voulait pas perdre la face et qu'on voie la moindre faiblesse en lui. C'était une autre histoire quand il était de retour à la maison et qu'il se réfugiait dans le noir, dans sa chambre... Il ne voulait plus voir sa ferme, il ne voulait plus être agriculteur."

Le tournage
Edouard Bergeon a tourné Au nom de la terre en deux étapes, quatre semaines l'été et quatre autres l'hiver. "En démarrant le second tournage, j'étais mieux préparé : toutes mes scènes étaient découpées, j'avais déjà monté la première partie du film, je savais ce qui marchait et ce qui ne marchait pas, le temps qu'il fallait pour préparer un plan, à quelle vitesse le plateau pouvait réagir et, surtout, j'ai retrouvé l'instinct qui me guide lorsque je tourne mes documentaires, que je cadre toujours moi-même. J'ai davantage et beaucoup mieux assumé ma mise en scène."

Western agricole ?


Édouard Bergeon voulait que le film ait le souffle d'un western moderne ; que l'on ressente la noblesse de la terre et du métier d'agriculteur et que l'on ait du plaisir à y voir circuler les personnages à vélo, à moto, à cheval ou en tracteur. "Ils ont été difficiles à trouver tant ils étaient conditionnés par le choix de la ferme que l'on a fini par trouver aux confins de la Mayenne, dans la région qu'on appelle les Alpes mancelles. Cette ferme, elle est magnifique. Avec les paysages, elle justifie, s'il le fallait, le choix du format scope."

Avis de la presse :

  • "Avec une puissance rare, le film s'inscrit dans une mouvance du cinéma français qui, loin de Paris et de l'intimisme en chambre, observe le pays réel et ses souffrances." (Marianne - Olivier de Bruyn)


  • "On pense à la force et à la dureté du cinéma de Ken Loach devant cette chronique qui prend les spectateurs aux tripes." (20Minutes - Caroline Vié)

  • "Un film fort et sensible qui dit, à travers l'histoire tragique d'une famille, toute la détresse du monde paysan d'aujourd'hui." (CultureBox - Laurence Houot)

  • "Sur plus de 40 ans, un film qui rend compte de façon sensible des transformations du monde paysan, avec un souci de réalisme de la part d'un réalisateur qui raconte sa propre expérience familiale." (Le Dauphiné Libéré - Jean Serroy)

  • "Emouvant, "Au nom de la terre" est, au-delà d'une tragédie épique, le témoin sans fard d'un monde en péril." (L'Express - Antoine Le Fur)

  • "Le résultat est bouleversant." (Le Point - Victoria Gairin)

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