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"Le Dindon"

Projection du film "Le Dindon" de Jalil Lespert le mercredi 20 novembre à 14 heures (séance unique). Tarif unique : 4€50 seulement.


Fiche du film :
Comédie de Jalil Lespert
Avec Dany Boon, Guillaume Gallienne, Alice Pol, Ahmed Sylla,...
Durée : 1h25 min.

L'histoire :
Monsieur de Pontagnac a eu un coup de foudre pour une jolie jeune femme. Ce qu'il n'avait pas prévu c'est que celle-ci n'est autre que Victoire, la femme d'un de ses amis, Vatelin. Et si le notaire le prend plutôt bien, Victoire, elle n'est pas si simple à manipuler. Surtout, la mésaventure a lancé dans leur société un sujet – et un petit jeu étonnant autour de la fidélité des uns et des autres. Alors quand entrent dans l'arène Rediop, soupirant de Victoire, et Suzy, ancienne flamme de Vatelin, le jeu se corse encore.

Quelques anecdotes sur le film :

Adapté du classique de Feydeau


Avec Le Dindon, Jalil Lespert adapte le classique homonyme que Georges Feydeau a écrit en 1896. La pièce avait déjà été portée à l'écran par Claude Barma en 1951.

Esprit sixties
L'action du Dindon a été déplacée dans les années 60 afin de rendre le texte plus contemporain tout en gardant la langue de Feydeau "qui nous rappelait ces comédies des sixties comme Oscar ou Pouic-Pouic avec Louis de Funès" explique Guillaume Gallienne.
Par ailleurs, Jalil Lespert estime que le début de cette décennie est encore marquée par des codes sociaux et moraux similaires à ceux de l'époque de Feydeau : "On y demande la main de sa future femme à son futur beau-père, la bourgeoisie fonctionne sur des règles étriquées, basées sur un certain savoir-vivre. Mais en coulisses, tout est en train d'éclater même si ce n'est pas encore formulé !"

Le style Feydeau


Si Jalil Lespert adapte Feydeau, c'est parce qu'il apprécie son écriture irrévérencieuse et le surréalisme qui plane sur ses textes : "Feydeau a su créer une mécanique assez imparable dans laquelle ses personnages souvent assez égoistes se retrouvent pris au piège : ils ressemblent à des pantins désarticulés, tributaires d'une histoire irréelle qui semble les dépasser... À la fin du XIXe siècle et au début du XXe c'était très avant-gardiste". Le réalisateur retrouve chez l'auteur l'esprit des comédies françaises des années 60 portées par Bourvil ou de Funès avec lesquelles il a grandi.

L'écriture
Jalil Lespert retrouve Guillaume Gallienne qu'il avait déjà dirigé dans Yves Saint-Laurent. Ensemble, ils co-signent le scénario avec Fadette Drouard. À l'origine, Lespert avait contacté Gallienne pour qu'il le conseille sur l'adaptation, sans imaginer que ce dernier allait devenir son partenaire d'écriture : "Nous avons travaillé tout un été en nous concentrant sur l'idée de raccourcir le récit et en basculant l'intrigue dans les années 60 pour obtenir un esprit plus contemporain".

Avis de la presse :


  • "Si "Le Dindon" ne révolutionne pas le genre, il n'en reste pas moins une comédie légère et acide plus que plaisante et servie, qui plus est, par d'excellents comédiens. Une manière de nous rappeler que la comédie française a encore beaucoup de choses en réserve et qu'il suffit parfois d'aller piocher dans les classiques pour la revigorer." (Écran Large - Christophe Foltzer)

  • "Jalil Lespert s'essaie pour la première fois à la pure comédie. (...) Si le décorum sixities de cette nouvelle version apporte une touche psychédélique à cette satire de la bourgeoisie, sa manière de croquer les relations hommes-femmes prend une dimension inédite – et savoureuse – à l'ère des mouvements MeToo, Time's Up et autre BalanceTonPorc." (LCI - Jérôme Vermelin)

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