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"Made in Bangladesh"

Projection exceptionnelle et virtuelle le mardi 30 mars 2021 à partir de 20 heures du film de Rubaiyat Hussain "Made in Bangladesh". Entrée gratuite.


Une projection virtuelle :

Toujours dans l'impossibilité de vous accueillir dans notre salle de diffusion, cette projection spéciale va être une séance virtuelle, c'est-à-dire que le public va pouvoir découvrir ce film via la plate-forme "la 25ème heure".
Il suffira de se connecter sur leur site, réserver votre place et vous pourrez voir le film sur votre ordinateur, ou votre télévision si votre système le permet.
Le lien : https://sallevirtuelle.25eheure.com/seance/7454
L'accès sera exceptionnellement gratuit pour cette séance.

Il vous suffit de créer votre compte via votre adresse email (cela ne prend que quelques secondes) et vous réservez votre place, toujours sur le même site "la 25ème heure".
Important : 300 connexions sont autorisées pour assister au film. En plus de cet effectif limité, une géolocalisation est imposée par la plate-forme de diffusion. Elle s'étend normalement à tout le département Côte d'Orien.

Présentation du film :
Comédie dramatique réalisée par Rubaiyat Hossain
Durée : 1h35 min
Avec Rikita Shimu, Novera Rahman, Parvin Paru
Film proposé en Version Originale Sous-Titrée (mais le film est vraiment très accessible, sans trop de dialogues)

L'histoire :


Shimu, 23 ans, travaille dans une usine textile à Dacca, au Bangladesh. Face à des conditions de travail de plus en plus dures, elle décide avec ses collègues de monter un syndicat, malgré les menaces de la direction et le désaccord de son mari. Ensemble, elles iront jusqu'au bout.

Infos complémentaires sur le film :

Une trilogie sur la condition des femmes
Après s'être intéressée à une femme de classe moyenne dans Les Lauriers-roses rouges, Rubaiyat Hossain suit le destin d'une ouvrière. Elle espère ensuite faire un film sur une femme très riche. Pour Made In Bangladesh, elle a effectué des recherches pendant trois ans et a été aidée par Daliya, une ouvrière syndicaliste. "Cette femme a été horriblement maltraitée, prisonnière d'un mariage abusif, mais son souhait était de retrouver une forme de dignité. J'ai pu commencer à écrire mon scénario, librement inspiré des vrais événements de sa vie", raconte la réalisatrice. Daliya a notamment été consultante sur les dialogues et a appris aux comédiennes à utiliser une machine à coudre.

Le tournage


Le tournage a eu lieu dans une usine abandonnée, avec de vraies couturières et des machines et accessoires loués. Le plateau était fermé et le nombre de visiteurs était limité pour éviter qu'aucune fuite n'ait lieu dans la presse. S'attaquer à un tel sujet dans un pays où les patrons de l'industrie textile sont si proches du pouvoir politique peut être dangereux.

L'industrie textile au Bangladesh en quelques chiffres
Le Bangladesh est le deuxième plus grand exportateur mondial de vêtements derrière la Chine. Environ 4 millions d'ouvriers sont employés à bas coût dans quelque 4 500 ateliers, fabriquant à tour de bras des vêtements pour les distributeurs occidentaux comme H&M, Primark, Walmart, Tesco, Calvin Klein, Gap, Carrefour ou Aldi. Les exportations du secteur textile représentent 80% des exportations totales du pays. Au total, 60% des habits vendus en Europe proviennent des usines bangladaises. Ce business rapporte 30 milliards d'euros par an.

Les salariés
Les ouvriers et ouvrières du textile au Bangladesh sont les plus mal payé.es au monde. À noter que les femmes (parfois mineures) représentent 85% de la force de travail. Il n'y avait pas eu d'augmentation du salaire minimum depuis la catastrophe du Rana Plaza en 2013, quand un bâtiment industriel abritant plusieurs usines de confection s'est effondré, tuant plus de 1130 travailleurs et travailleuses. Le ministère du travail a annoncé en décembre 2018 une revalorisation du salaire minimum mensuel à hauteur de 8 000 taka (82 €) contre 5 300 taka (54 €) auparavant : une hausse insuffisante selon les syndicats de travailleurs et travailleuses.

Avis de la presse :


  • "Avec des acteurs formidables, un scénario au cordeau et un cadre maîtrisé qui s'enrichit à chaque scène de détails forts, Rubaiyat Hossain parvient à faire de ce récit attendu une épopée captivante dont la dureté s'intensifie chemin faisant." (Le Journal du Dimanche - Alexis Campion)

  • "Inspiré d'une histoire vraie, ce film proche du documentaire brosse le portrait d'une héroïne obstinée et attachante." (Le Figaro - La Rédaction)

  • "Avec ce film tendu, âpre et tendre à la fois, qui ne cède jamais au pittoresque tout en rendant compte des particularismes de la société bangladeshi, la cinéaste Rubaiyat Hossain raconte la naissance d'une syndicaliste dans une société où les femmes sont toujours perdantes." (Sud Ouest - Sophie Avon)

    Un partenariat auquel nous sommes attachés


    Cette projection spéciale est inscrite au festival "Diversité" avec lequel nous collaborons depuis 2016. Cette manifestation régionale et annuelle nous a permis de mettre en place des projections de films (fictions et documentaires) au propos puissant, toutes suivies de temps d'échanges riches entre les équipes de réalisation et le public.
    Souhaitant vous offrir ce même type d'espace de discussion et de prolongement du film, nous avons fait appel au collectif "Éthique sur l'étiquette".
    Suite à la projection du film, des intervenants de ce collectif nous apporteront un éclairage complémentaire sur différentes thématiques (les conditions de travail et de rémunération de millions d'ouvriers(ères) bangladais(es), la place de la femme, notre rôle en tant que consommateur et citoyen,...)
    Vous pourrez également participer et rendre interactive la discussion puisque un tchat sera permis via la plate-forme sur laquelle vous vous trouverez.


    Créé en 1995, le Collectif Éthique sur l'étiquette regroupe des associations de solidarité internationale, des syndicats, des mouvements de consommateurs et des associations d'éducation populaire.
    Le Collectif agit en faveur du respect des droits humains au travail dans le monde et de la reconnaissance du droit à l'information des consommateurs sur la qualité sociale de leurs achats.

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