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Ciné en plein air "Fahim"

La Ville de Chenôve propose la projection en plein air du film de Pierre-François Martin-Laval "Fahim" le jeudi 7 juillet 2022 à 22 heures environ, dans la cour de l'école élémentaire Jules Ferry. Entrée gratuite.


La MJC-CS est heureuse de s'associer à cette belle initiative artistique, culturelle et conviviale que la Ville de Chenôve propose à chaque début d'été.
Cette année, la cour de l'école élémentaire Jules Ferry a été identifiée pour accueillir la projection en plein air du film "Fahim".
Cette diffusion est programmée le jeudi 7 juillet - dernier jour d'école !
L'entrée est gratuite.

Fiche du film :
Comédie, biopic, drame de Pierre-François Martin-Laval
Durée : 1h48 min
Avec Assad Ahmed, Gérard Depardieu, Isabelle Nanty

L'histoire :


Forcé de fuir son Bangladesh natal, le jeune Fahim et son père quittent le reste de la famille pour Paris. Dès leur arrivée, ils entament un véritable parcours du combattant pour obtenir l'asile politique, avec la menace d'être expulsés à tout moment. Grâce à son don pour les échecs, Fahim rencontre Sylvain, l'un des meilleurs entraîneurs d'échecs de France. Entre méfiance et attirance, ils vont apprendre à se connaître et se lier d'amitié. Alors que le Championnat de France commence, la menace d'expulsion se fait pressante et Fahim n'a plus qu'une seule chance pour s'en sortir : être Champion de France.

Quelques anecdotes sur le film :

D'après "Un Roi clandestin"


Fahim est l'adaptation du roman "Un Roi clandestin", un récit autobiographique coécrit par Fahim Mohammad, Sophie Le Callennec et Xavier Parmentier, publié en 2014 aux éditions Les Arènes. Pierre-François Martin-Laval explique comment il a connu le livre : "Le 15 février 2014, je regarde à la télé On n'est pas couché. Laurent Ruquier interviewe un jeune bangladais de quatorze ans à l'occasion de la sortie de son livre, Un roi clandestin. Je n'en ai encore jamais entendu parler, mais je suis à la fois fasciné et bouleversé par ce garçon qui raconte d'une voix calme et posée, pourquoi, à l'âge de huit ans, il a dû soudainement quitter sa mère et son pays natal ; comment, ensuite, après avoir débarqué avec son père en France, sans en connaître ni la langue, ni la façon de vivre, il a réussi à survivre et à devenir, quatre ans plus tard, malgré son statut de SDF sans papiers, le champion de France d'échecs des moins de 12 ans. Quel parcours ! Mon sang de cinéaste ne fait qu'un tour. J'ai aussitôt envie de faire un film."

Ecriture du scénario


Pour bâtir son scénario, Pierre-François Martin-Laval s'est d'abord beaucoup appuyé sur le livre, mais aussi sur les témoignages qu'il a recueillis directement. "En premier lieu, ceux de Fahim et de son père, puis ceux de plusieurs responsables d'associations d'aide aux réfugiés. Enfin celui de Xavier Parmentier. Si j'ai dédié mon film à cet entraineur aussi génial qu'extravagant, à qui Fahim doit d'être devenu champion, c'est qu'il est brutalement décédé avant que Fahim ne soit achevé. Pendant environ six mois, je me suis plongé à la fois dans ce monde des échecs et dans celui des réfugiés bangladais dont j'ai découvert qu'ils vivent souvent dans des conditions de peur et de précarité assez insoutenables. La maturation de ce film a été longue, mais il fallait que je me sente légitime pour le faire. Fahim était mon premier biopic : il était hors de question que je dise des inepties", se rappelle-t-il.

Petites modifications
Malgré sa volonté de s'en tenir aux faits, Pierre-François Martin-Laval été contraint de « tricher » (un peu) avec eux. Pour des raisons évidentes de tournage – le metteur en scène n'avait qu'un seul comédien pour jouer Fahim –, il a notamment dû « ramasser » son histoire française sur un an et demi, alors qu'en réalité, le héros a vécu trois ans et demi dans la rue. Il ajoute :


"Le personnage d'Isabelle Nanty est, en fait, la « réunion » de deux personnages existants : celui de cette femme formidable impliquée dans le club d'échecs qui avait accueilli Fahim, et celui de cette autre femme, non moins formidable, qui, le 14 mai 2012 sur l'antenne de France Inter a demandé, en direct, à François Fillon, alors premier ministre, s'il trouvait normal qu'un enfant surdoué ne puisse pas participer à un championnat de France sur ce seul motif d'être dépourvu de papiers d'identité. Il m'a semblé que cette séquence, qui fut à l'époque beaucoup relayée par les médias, serait plus « forte », plus « touchante » cinématographiquement, si le spectateur connaissait déjà celle qui en était l'instigatrice, d'où l'idée de l'attribuer à la « patronne », si maternelle, du club d'échecs de Fahim."

Avis de la presse :

  • "Le message est bien reçu tant Fahim détient toutes les pièces pour triompher sur l'échiquier des sorties de la semaine." (20Minutes - Caroline Vié)

  • "Émouvant et plein de suspense." (Le Parisien - Catherine Balle)


  • "Le film touche par sa modestie, sa pudeur face à la tragédie des réfugiés et grâce à Depardieu. En roue libre et en ogre bourru, il reprend goût au jeu grâce à un enfant. Il émeut." (L'Obs - Nicolas Schaller)

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