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"La cour des miracles"

Projection du film "La cour des miracles" de Carine May et Hakim Zouhani le mardi 15 novembre 2022 à 20 heures (séance spéciale) et mercredi 16 novembre à 14 heures. Tarif spécial et exceptionnel pour chaque séance: 1€ seulement.

A noter : Ce film vous est proposé dans le cadre de la "semaine des Droits de l'Enfant" que différents partenaires locaux mettent en place avec la Ville de Chenôve. A cette occasion, un tarif exceptionnel de 1€ sera proposé, par personne, sur les deux projections.
La séance du mardi 15 novembre sera suivie d'un temps d'échanges avec la salle. En présence notamment de Jean-Marc Réty - coordonnateur ZEP sur Chenôve.


Fiche du film :


Comédie française
Réalisé par Carine May et Hakim Zouhani
Durée : 1h34 min
Avec Rachida Brakni, Anaïde Rozam, Gilbert Melki, Disiz

L'histoire :
Jacques Prévert, école primaire en Seine-Saint-Denis, est menacée par l'arrivée d'un nouvel établissement scolaire bobo-écolo flambant neuf. Zahia la directrice de l'école, en quête de mixité sociale, s'associe à Marion, jeune instit pleine d'idées, pour créer la première « école verte » de banlieue et attirer les nouveaux habitants. Mais pour ça, il va falloir composer avec une équipe pédagogique disons... hétéroclite, et pas vraiment tournée vers la nature.

Quelques anecdotes sur le film :

L'espace comme enjeu politique


La Cour des miracles s'interroge sur les espaces et la répartition des gens sur le territoire. Dans le cadre du film, ces thèmes sont évoqués à travers notamment la question de la carte scolaire. Hakim Zouhani développe : "On nous vend un Grand Paris qui viendrait égaliser les situations des deux côtés du périphérique mais l'arrivée des classes moyennes supérieures dans des villes de banlieue populaire comme Aubervilliers s'accompagne très souvent de politiques ouvertement ségrégatives avec des secteurs visant sciemment à ne pas mélanger les enfants de riches et les enfants de pauvres. Nous n'avons rien inventé."

L'école concurrente


La nouvelle école qui menace l'école Jacques Prévert est un véritable établissement scolaire conçu par l'architecte Paul Le Quernec. Le Groupe Scolaire Niki-de-Saint-Phalle a une architecture singulière que les réalisateurs avaient en tête dès l'écriture : "On voulait un lieu hors norme pour incarner cette force d'attraction. [...] Son caractère presque merveilleux rend la position des nouveaux arrivants un peu plus complexe : nous aussi, spectateurs, parents, on aurait envie que nos enfants y poursuivent leur scolarité".

Aubervilliers


La Cour des miracles a été tourné à Aubervilliers, qui était déjà le personnage principal de Rue des cités, le premier film autoproduit de Carine May et Hakim Zouhani, sélectionné à l'ACID en 2011. "Nous avons toujours eu envie de transformer notre attachement en histoires", explique Zouhani. Celui-ci a travaillé pendant plus de dix ans à l'office municipal de la jeunesse d'Aubervilliers en tant qu'animateur socioculturel auprès de jeunes adultes, où il a initié des ateliers autour du cinéma, tandis que sa comparse a enseigné plus de dix ans à Aubervilliers et à La Courneuve en tant que professeure des écoles, en maternelle et en élémentaire. Celle-ci précise : "Les Parisiens arrivent peu à peu, et s'installent, puisqu'on y trouve les prix les moins chers de la petite couronne. Et pourtant, la ville se paupérise à vue d'oeil, depuis plus de dix ans. Mais cette gentrification récente n'a malheureusement aucun impact sur l'école : dans les établissements publics, la mixité ethnique et sociale est devenue inexistante. Une terre de contrastes, donc."

Le titre


Carine May revient sur le double sens du titre du film : "Le sens figuré avec tous ces enseignants pas formés, envoyés au charbon, qui ne sont pas à leur place et doivent affronter des situations qui défient parfois l'entendement. Mais aussi le sens propre ! L'école de Zahia est un espace où tout reste possible. Les adultes pallient le naufrage institutionnel, les enfants ne cessent de nous surprendre et le lien entre tout ce petit monde demeure."

Avis de la presse :

  • "Le film incite à tenter, à bousculer. Profs, parents, tous vivent dans cette « cour des miracles » qui veut dire à la fois ghetto mais aussi scène de théâtre où les antagonismes s'affrontent, et lieu de vrais et petits bonheurs, miracles quotidiens." (Le Parisien - La rédaction)


  • "Sur le ton de la comédie, le film évoque avec justesse l'érosion de la mixité sociale dans l'éducation nationale et les efforts déployés par les enseignants d'une école en difficulté." (La Croix - Corinne Renou-Nativel)

  • "Une comédie drôle et finement politique." (Les Fiches du Cinéma - Gilles Tourman)

  • "Signée par une ex-professeure des écoles et un fidèle du circuit associatif, cette comédie citoyenne, modeste et chaleureuse prône la mixité, même entre acteurs (l'instagrammeuse Anaïde Rozam, le rappeur Disiz la Peste, Gilbert Melki), et fait son job à défaut de miracles." (L'Obs - NS)

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