Vous êtes ici

"Wadjda"

Danse le cadre du "festival des Nuits d'Orient 2022", projection spéciale du film d'Haïfaa Al Mansour "Wadjda" le vendredi 2 décembre 2022 à 20 heures. Tarif unique : 4.50€
Séance suivie d'un temps d'échanges, avec l'appui de la Boîte à Vélos.


Séance inscrite au "festival des Nuits d'Orient 2022"
Projection suivie d'une discussion : "Le vélo, pourquoi pas vous ?" co-animée avec la Boîte à vélo de la MJC-Centre social de Chenôve, dans le cadre de ses ateliers vélo-école.
Échange après le film autour de l'apprentissage du vélo, de nos jours, dans les quartiers.


Fiche du film :
Drame saoudien
Réalisé par Haifaa Al Mansour
Avec Waad Mohammed, Reem Abdullah, Abdullrahman Al Gohani
Durée : 1h37 min

L'histoire :


Wadjda, douze ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l'Arabie Saoudite. Bien qu'elle grandisse dans un milieu conservateur, c'est une fille pleine de vie qui porte jeans et baskets, écoute du rock et ne rêve que d'une chose : s'acheter le beau vélo vert qui lui permettra de faire la course avec son ami Abdallah. Mais au royaume wahhabite, les bicyclettes sont réservées aux hommes car elles constituent une menace pour la vertu des jeunes filles.
Wadjda se voit donc refuser par sa mère la somme nécessaire à cet achat. Déterminée à trouver l'argent par ses propres moyens, Wadjda décide alors de participer au concours de récitation coranique organisé par son école, avec pour la gagnante, la somme tant désirée.

Quelques anecdotes sur le film :

Un pays sans cinéma


En Arabie Saoudite, il n'y a aucune salle de cinéma officielle, et très peu de films y ont été réalisés, comme en témoignent les propos de la cinéaste Haifaa Al Mansour : "L'Arabie Saoudite est un pays sans salle de cinéma et qui proscrit le cinéma. Mais mon père nous a facilité l'accès aux films, et nous avions de nombreuses soirées familiales où nous regardions des films tous ensemble. J'aimais tellement ça, mais je ne me serais jamais imaginé finir réalisatrice, et encore moins la première femme réalisatrice en Arabie Saoudite !"

Tourner à Riyad en tant que femme


Haifaa Al Mansour raconte que le tournage n'a pas toujours été facile pour elle, parce que c'est une femme : "Chaque étape était difficile et c'était une véritable aventure. Je devais parfois courir et me cacher dans le van de la production quand nous tournions à proximité de lieux plus conservateurs, où les gens auraient désapprouvé la présence d'une femme réalisatrice. Et qui plus est qui se mélangeait professionnellement avec des hommes sur le plateau. (...) On a parfois rencontré des passants qui manifestaient leur mécontentement de voir ce que l'on faisait, mais rien de trop violent", explique-t-elle.

Inspiration autobiographique
La réalisatrice de Wadjda confie que lorsqu'elle était enfant, son père, leur prodiguant, à elle et à ses frères, une éducation très libérale, leur avait offert un vélo, qu'elle avait choisi de couleur verte, tout comme celui que convoite l'héroïne du film.

La bonne actrice pour "Wadjda"


Les familles saoudiennes ne voulant pas, pour la plupart, autoriser leurs filles à apparaître à l'écran, il a été très compliqué de trouver la bonne actrice pour le rôle le Wadjda. C'est dans les toutes dernières auditions que Waad Mohammed, âgée de 12 ans, s'est démarquée des autres candidates, avec son attitude rebelle et ses Converses qui marquent son identité dans le film : "Toutes les filles que nous avions vues avant n'avaient pas ce truc en plus. Elles étaient trop douces, pas assez effrontées. Et soudain Waad est apparue, avec ses écouteurs sur les oreilles, portant un jean et des tatouages sur les mains. Je cherchais également une fille avec une jolie voix, capable de chanter avec sa mère, de mémoriser et psalmodier le Coran. Waad a une voix très mélodique et très douce", se remémore la réalisatrice Haifaa Al Mansour. Bien qu'elle ait déjà joué dans quelques pièces de théâtre locales, Wadjda est le tout premier film de Waad Mohammed.

Avis de la presse :

  • "Cette ode à la liberté possède un souffle extraordinaire sans pour autant nier les difficultés de femmes très surveillées. C'est surtout un excellent film, de ceux dont on sort avec l'impression qu'on nous a ouvert une fenêtre sur le monde." [20Minutes - Caroline Vié)

  • "Un miracle vient de se produire, la naissance du premier film battant le pavillon d'Arabie saoudite. Un film de femme qui est aussi 
un chef-d'oeuvre. Impérativement à voir." (L'Humanité - Jean Roy)


  • "Ce premier film, réalisé par une femme, Haifaa Al Mansour, est une petite merveille d'intelligence." (Le Figaroscope - Emmanuelle Frois)

  • "Salué au festival de Venise, "Wadjda" est un film simple, clair, délicat, toujours juste et finement percutant." (Le Parisien - Pierre Vavasseur)

  • ""Wadjda" est très finement écrit, (...) les acteurs et actrices sont au diapason. "Wadjda" est un excellent film. Pour l'Arabie Saoudite, mais plus encore pour la cause féminine et pour le cinéma, ce coup d'essai est un coup de maître." (Les Inrockuptibles - Serge Kaganski)

  • ""Wadjda" rayonne telle une pépite qui vaut bien plus qu'un puits de pétrole." (Le Journal du Dimanche - Danielle Attali)

  • Dans la même rubrique

    Rechercher sur le site