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Dîner-débat, "de l'immigré au citoyen"

la M.J.C. de Chenôve (avec le soutien de la ville de Chenôve, l’Agence nationale pour la cohésion sociale et le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (C.U.C.S.), dans le cadre de son label « Maison du citoyen », proposait un dîner-débat qui a réuni plus de cent cinquante personnes le vendredi 19 octobre à la cafétéria du lycée Antoine.



À l’heure de la question (et bien d’autres encore) sur un test ADN pour les immigrés, la M.J.C. mettait ainsi « les pieds dans le plat » et donnait généreusement la parole aux premiers concernés : les immigrés et à tous dans la salle.
Les élus politiques de gauche comme de droite avaient été invités à répondre à quatre questions.
Seule Claude Darciaux, députée et maire de Longvic a répondu à l’invitation et passé toute la soirée avec les participants.

Chantal Chapuilliot Présidente de la M.J.C. Chenôve a souhaité la bienvenue à tous et regretté vivement l’absence d’élus de l’UMP pour répondre aux questions posées.
Pour Abdelali Razqi, vice-président et initiateur de ce premier débat : « L’immigration est ressentie comme un fardeau insupportable. La France est championne du monde des lois et l’on oublie très souvent qu’on parle d’hommes, de femmes et d’enfants. Le mouvement des populations dans le monde va s’amplifier, il faut une politique digne, juste, responsable et humaine. »
Jean Esmonin, maire de Chenôve remercia pour l’invitation à cette soirée la M.J.C.

«  Merci de nous avoir conviés à cette soirée oh combien d’actualité. Cette ville solidaire, avec un esprit d’ouverture, peut en toute sérénité aborder ce débat. Nous nous engageons à vos côtés dans un partenariat fort, nous engageons la culture de cette ville, les évolutions, la citoyenneté est au cœur de notre participation. »
Mustapha Fahli, Docteur en Sciences, Président Régional du Conseil National des Marocains de France et Président de l’Association Ouverture, Rencontre, Échange de Quétigny (Côte d’Or) n’a pas hésité une seconde pour venir animer ce débat et présenter en préambule l’histoire de l’immigration.
« La France a toujours été une terre d’accueil avec son rayonnement. Mais en 2007, la France est-elle toujours capable, volontariste pour jouer ce rôle ?

La réponse, ce sont aujourd’hui les hommes politiques qui la donnent. On ne peut plus parler d’immigration comme il y a dix ou quinze ans, avec tout ce qui se passe. Toute approche qui ne tient pas compte de la globalisation est vouée à l’échec.
Voici quelques éléments pour le débat.
La France a toujours été regardée par le monde comme une terre d’accueil, a toujours été « bien vue ». Les flux de populations se sont faits dans le sens des richesses c’est-à-dire du Sud vers le Nord pour des raisons démographiques, économiques ou humanitaires. Au début on parlait surtout d’immigration saisonnière et autour des frontières de la France (Belgique, Espagne), puis après la seconde Guerre Mondiale on voit arriver des Italiens, des Portugais, des étudiants, des chercheurs, des intellectuels, certains demandent l’asile politique. L’immigré n’aspire qu’à une chose : se fondre... dans les syndicats, le club de pétanque, de football, le service militaire ! On entre en France, on devient Français (Exemple : Michel Platini, Charles Aznavour).

On voit arriver ensuite toute une population d’Asiatiques qui a bien souvent un point de chute (une famille) et qui sont au début des gens plutôt aisés. Ils sont discrets et travaillent beaucoup.
Les années soixante voient arriver des populations maghrébines, africaines, arabo-musulmanes, des vagues extras-européennes, des gens avec des différences au niveau de la culture, du comportement, de la gastronomie et avec souvent l’histoire d’une colonisation.
« Nos vieux » (chibanis) avaient un projet clair alors : revenir au pays, acheter une boutique, un terrain et construire. Ils restaient en France de dix à quinze ans et l’on ne « les voyait pas ».
En 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’immigration masculine a fait venir femmes et enfants, ce qu’on appelle aujourd’hui le regroupement familial.

« On ne peut plus faire l’économie de débat sur l’immigré »

Les politiques ont « oublié » alors l’accompagnement de ces enfants, de ces jeunes, ce qui donne aujourd’hui des jeunes qui descendent dans la rue, des « vieux » toujours cachés, une certaine « haine », des revendications.
On réfléchit toujours après, il y a donc surenchère politique et démagogique. Les dernières vagues sont aujourd’hui celles des pays de l’Est et ces gens-là se sentent avant tout européens. Il y a trop de problèmes aujourd’hui pour faire l’économie de ce débat sur le phénomène migratoire. Cette population (la majorité en tout cas) n’aspire qu’à être citoyen, il faut donc continuer à réfléchir, il faut une continuité sur des générations.
Distinguer de quoi on parle : une population d’immigrés installée et qui ne demande rien et alors là attention à ne pas pousser ces gens-là au communautarisme (avec un facteur qui prend de l’importance avec la montée de la religion : attention danger !), une population qui est installée depuis deux ou trois générations et qui dit volontiers
« On est intégré. Oui (pour ironiser) on mange avec la fourchette et le coûteau. Oui on sait se tenir à table ! »
Certains appliquent à ces populations le mot insertion. C’est TROP. Ces gens-là demandent l’accès à des responsabilités, à la citoyenneté, à être dans l’action locale et là-dessus on est très en retard par rapport à la Belgique par exemple.
Pour la jeunesse, il faut sauvegarder l’école, qui fait 99 % du travail, car l’éducation forme le citoyen. Il faut lutter contre les discriminations et pour l’accès à l’éducation, l’accès au logement, à l’emploi, aux loisirs.
Aujourd’hui, il faut compter aussi avec l’immigration clandestine. C’est vrai qu’on entend tous les jours :
« On accueille toute la misère du monde. »
Mais ce phénomène est à prendre en compte et la France et l’Europe ne peuvent plus accueillir seules ces immigrés. Ces flux humains à sens unique faut-il : les refuser, les trier, quelle politique doit-on adopter ? Il faut créer de l’activité dans l’intérêt de tous, travailler avec les pays du Sud.

Est-ce normal d’avoir un ministère de l’Identité Nationale ?
A-t-on le droit à la double nationalité ? Peut-on être double citoyen ?
Doit-on être « fidèle à son pays d’origine ? Le pays d’origine a des attentes et le pays d’accueil aussi, que faire ?
N’est-on pas citoyen d’un pays et citoyen du monde ? »

Des témoignages poignants

Julienne

« Je suis arrivée de Centre Afrique (ancienne colonie française) à Poligny dans le Jura, l’hiver 1970. La coopération obligeait les étudiants à venir terminer leurs études en France. J’ai suivi mon mari (j’avais 16 ans et j’étais déjà mère) qui a effectué un BTS puis à Dijon la faculté de sciences. Tout était pris en charge à notre arrivée et nous n’avons pas eu de problème d’intégration. En Centre Afrique, nous vivions déjà « à la Française ». Le but de mon mari devenu doctorant en chimie, était de retourner au pays. L’Empereur Bokasa était alors au pouvoir et rentrer signifiait aller en prison. Grâce à Roland Carraz, nous sommes venus habiter Dijon où mes enfants sont nés (cinq fils qui ont crée le groupe de danse « Figure 2 Style » et une fille dans l’équipe de France de handball)

Une personne d'origine asiatique

« Pourquoi je suis là ? Même moi aujourd’hui je ne le sais pas.
Je viens de Corée du Sud, on a d’abord sauvé notre peau, car dans mon pays dès l’âge de cinq ans, on nous apprend à manier les armes.
Je suis venu en bateau, je suis ce qu’on appelle un boat-people, pendant une semaine nous sommes restés en mer (en échappant aux tempêtes et aux pirates) et nous sommes arrivés en Malaisie où nous sommes restés un an. Ma sœur (bibliothécaire) étant mariée à un Français, nous sommes arrivés en France grâce à la convention de Genève.
Je suis arrivé en hiver. Il n’y avait pas de feuilles aux arbres et je me suis demandé quelle bombe atomique ils ont, ici ? Je n’avais pas de chaussures, il y avait de la neige. Mais qu’est-ce que c’est ?
J’ai dû apprendre en quatre mois le Français, j’ai travaillé pendant un an comme TUC à l’université et depuis 20 ans je travaille dans une boîte de luminaires. »

Manuel, Portuguais

« Je suis né au Nord-Ouest du Portugal. En février 1961, mon père est venu en France avec des passeurs et après quelques tentatives.
En 1965, je quitte l’école et mes parents me mettent au travail. Je gagnais à l’époque par jour l’équivalent aujourd’hui de 0,50 centime d’euro ! Mon père nous fait venir en France en 1968 (mon premier Noël sous la neige !), nous vivions à huit dans un F4. En 1969, j’ai 14 ans mais l’on m’inscrit dans une classe de Cours Préparatoire. Je ne parle pas un mot de français. Pour des raisons financières, j’arrête l’école et entre à l’Hôtel des Ducs. Je suis retourné pour la première fois depuis mon départ au Portugal en 1972. En 1975, je crée avec des copains l’association des ouvriers Portugais de Dijon qui s’appelle depuis 1997 (À PRÉCISER) En 1977, j’épouse Chantal et la famille s'agrandit avec l'arrivée de Laurent, Nicole, Karine, Aurélie et Damien. Je travaille depuis 1978 chez Peugeot.
En 1998 et après deux ans de démarches administratives, j’obtiens la nationalité française. Je pense avoir réussi ma vie professionnelle, mon seul regret est de n’avoir pas appris ma langue maternelle à mes enfants. Je n’ai souffert du racisme…que sur les terrains de foot ! »

Mongi, Tunisien

« Je suis arrivé en France en 1982 pour terminer mes études supérieures à la faculté des sciences. Je voulais être dans l’aviation qui est ma passion première, j’ai une formation de pilote effectuée à Montréal car c’était impossible en France pour un Tunisien. J’ai travaillé à Montréal, New-York et Boston aux États-Unis et quand j’ai voulu venir travailler en France à Air France, c’était en août 1990 pendant la guerre du Golfe et c’était impossible. Je me suis retrouvé dans les assurances. En 1992, j’ai rencontré ma fiancée qui est devenue ma femme et en 1994 sont nés nos jumeaux. J’ai dû me battre et faire de nombreuses formations pour gravir les échelons. Aujourd’hui je suis agent général d’Axa à Chenôve. Je remercie la ville qui m’a accueilli. Je pense avec mon activité donner une nouvelle couleur à Chenôve, doper l’activité. Je n’ai jamais eu le sentiment d’être rejeté mais en Faculté on était avant tout une famille. Mes enfants se sentent avant tout Français plus que Tunisiens puisqu’ils passent 11 mois de l’année ici et un mois d’été là-bas. »

Réponses de Madame Claude Darciaux, députée et maire de Longvic (Côte d’Or) aux questions posées

Question
1/ Le vote des étrangers non communautaires (Union Européenne) a été formulé comme l’une des propositions du candidat François Mitterrand dès 1981. Mais sans mise en œuvre ensuite. Quelle est à ce jour la position de votre organisation politique pour que le droit de vote soit étendu à des résidents étrangers et à quelles conditions (ancienneté, nature des élections…) ?

Réponse
Madame Darciaux tient à remercier tout d’abord Monsieur le maire de Chenôve et la M.J.C. d’avoir organisé un tel débat qui regroupe autant de participants.

« Nous n’avons pas eu ce courage politique pour faire voter des lois lorsque nous étions au pouvoir. La position du Parti Socialiste aujourd’hui est de redonner ou donner le droit de vote à tous les étrangers qui vivent en France depuis un certain nombre d’années.
Au Parlement, c’est le gouvernement qui fixe l’ordre du jour pour les questions à poser, il nous faudra trouver « une niche » pour aborder ce sujet.

Question
2/ La question de la diversité a fait l’objet de très nombreux débats, en particulier lors des émeutes urbaines de novembre 2005 et durant les dernières élections législatives. Pour autant, les citoyennes et citoyens français issus de la diversité ne sont présents que dans les municipalités, au mieux au Parlement Européen et très rarement à l’Assemblée Nationale. Quels engagements précis votre organisation politique est-elle prête à prendre afin que le Parlement soit à l’image de la société dans toute sa diversité ?

Réponse
« Sur la question de la diversité, rien n’a évolué, même pendant la campagne présidentielle. Faut-il oui ou non des quotas ? Si je suis aujourd’hui députée, c’est grâce à la loi sur la parité (nous ne sommes au Parlement QUE 18 % de femmes) et grâce à Roland Carraz.
Ce soir, je n’ai pas de réponse à cette question. Je refuse cette identité communautaire. Il est indispensable au niveau du Parlement que toutes les couches de la société soient représentées. Il faut une ouverture du Parlement à la diversité sociale, pas forcément éthnique.

Question
3/ De nombreux chibanis (personnes âgées) sont malades ou en train de mourir dans des foyers, des hôpitaux voire « des mouroirs ». Ils ne peuvent pas rentrer dans leur famille au pays sans risquer de perdre leurs droits (pensions, prestations sociales, etc). Ne faut-il pas aménager la loi et modifier les accords bilatéraux entre les États afin de permettre à ces personnes de se soigner là où elles le souhaitent au plus près de leur famille ?

Réponse
« Cette question s’est déjà posée lors des dernières élections législatives. J’ai aussi posé cette question à mon groupe, car effectivement nous ne nous l’avions pas encore posée entre nous. Je suis engagée à y répondre au Parlement.

Question
4/ Beaucoup d’immigrés éprouvent un certain nombre de craintes et d’appréhension dans leur vie courante, vis-à-vis de certains discours politiques etc. Ces craintes sont-elles fondées ? Comment pouvez-vous les rassurer ?

Réponse
« Oui, les craintes sont fondées pour les jeunes. Le plus difficile, ce sont les discrimations dans les loisirs. Il y a un racisme « anti-jeunes ». On ne respecte pas les jeunes. »

Questions et témoignages de la salle

Michel
« Je suis né en Algérie, mais nous sommes Français depuis trois générations. J’entends beaucoup de critiques sur la France, mais personne ne parle des devoirs de l’immigré. J’ai été élevé dans l’amour de la France, je suis passionné de la France. Dans un pays, on doit se plier à ses règles et ensuite devenir citoyen de ce pays. »

Président association LICRA

« Nous sommes la 3 ème génération en France et moi j’écris, j’envoie des courriers au lieu de « gueuler ». La diversité, l’égalité, nous sommes des milliers à courir après. Même François Mitterrand en deux septennats n’a pas pensé à la diversité. »

Cathy, enseignante à la retraite.

« Mes Grands-parents étaient des Juifs dans l’ex URSS et l’on a toujours eu dans ma famille une grande admiration pour la France et les droits de l’Homme. Mes grands-parents ont voulu que leurs enfants s’intégrent. Mon grand-père est arrivé en France en 1905 et le reste de la famille en 1925 et c’était une grande fête. »

Une personne d'origine marocaine.

« Je suis citoyen Français malgré moi. Mon père est arrivé en France en 1959 et je suis né en France en 1960. Mon père m’a dit :
« La France n’est pas un pays reconnaissant. »
Effectivement, j’ai un Deug de physique/chimie, BAC +5, des tas de dîplômes et je travaille comme ouvrier à l’hôpital du Bocage à Dijon.
Je ne cesse d’adresser des courriers à François Rebsamen, sans réponse, au Président de la République où là il semblerait que les choses bougent. Combien d’immigrés travaillent à la mairie de Longvic ? »

Réponse de Claude DARCIAUX, maire de Longvic

« Il y a 253 salariés à la ville de Longvic mais je ne cherche pas à calculer combien sont immigrés : c’est déjà pour moi de la discrimination. Je me pose seulement la question des responsablités par rapport à ce qu’il y a à faire. »

Thierry Falconnet, élu municipal

« L’intégration est d’abord sociale avec un métier. L’accès à la citoyennété ? C’est d’abord l’exercice de la citoyenneté : la politique est une valeur symbolique qu’il ne faut pas nier. Tout citoyen né en France est citoyen Français. Il faut arrêter avec les populations d’origines étrangères de les considérer comme mineures. »


Association Femmes Debouts de Dole (Jura)

« La gauche n’a pas eu de courage politique envers les jeunes de ma génération. On nous a dit « Faites des études, vous réussirez ! »
Moi, aujourd’hui je suis en colère, les élus n’ont pas de parole, je suis une militante déçue, heureusement il y a des associations qui se bougent. Même nous, sur l’éducation, on s’autocensure. Les politiques : arrêtez les querelles de pouvoir, les promesses, on veut voir des résultats. »

Claude

« J’avais comme élève une petite Algérienne, personne ne s’en occupait et puis un jour avec ma classe nous sommes allés à l’Institut du Monde Arabe à Paris et c’était la seule à lire l’Arabe. Tout cela pour dire que d’autres cultures et notamment ces cultures en valent bien d’autres. »

Majid

« Je suis franco-algérien et je vis en France depuis 15 ans. J’ai la nationalité Française depuis deux ans. La discrimination vient déjà dans l’attribution du logement et tout en découle. On a BAC +5 ou même parfois BAC +8 et on ne nous fait pas confiance. Comment alors pousser nos enfants à faire des études ? Aujourd’hui, il faut prendre des décisions, beaucoup de choses doivent remonter du peuple vers les politiques. »

Catherine Hugonet, déléguée régionale aux Droits des Femmes et à l'Egalité


« Et pourquoi ne pas avoir écrit sur le carton d’invitation : De l’immigrée à la Citoyenne ? Soyons vigilantes sur ces questions-là. Les femmes sont toujours sous-entendues. »

Salima, responsable communication à l’Université de Bourgogne

« Je suis la seule femme issue de l’immigration, cadre supérieure à l’Université de Bourgogne. Ma sœur, elle, enseigne l’histoire et la géographie, nous sommes un modèle social, mais il a fallu se battre. »

Alain David, secrétaire de la LICRA

« Ce qui existe aujourd’hui en ce qui concerne l’immigration est choquant. À droite, il y a une apparence de l’immigration et à gauche pas de politique de projet sur l’immigration. Il faut arrêter de mettre la poussière sous le tapis et dire qu’il ne se passe rien. »


Ouafae, conseillère à l’emploi à la municipalité de Chenôve

« J’ai une maîtrise de lettres et je n’avais trouvé qu’un emploi d’agent d’accueil à la mairie de Chenôve. J’ai montré mes compétences et aujourd’hui je suis conseillère à l’emploi. Il faut arrêter de se dire qu’on est victime, qu’il y a de la discrimination. Il faut se battre. En France, c’est vrai qu’on reste sur les origines, sur la provenance du nom. »

Mongi,

« Le débat ne peut aboutir par le haut mais par le bas. C’est au peuple de parler, de donner de l’espoir. »

Un intervenant

« Et la dimension internationale dans tout cela ? Il n’y a que 6 à 7 % d’immigrés en France, 0,9 % de clandestins. Ce n’est pas la horde aux portes de la France. »

Marie-Claude

« Il y a un vrai problème de société pour les immigrés auprès des entreprises. À compétences égales et quelles que soient les origines : les compétences d’abord. »

Linda

« Je suis Algérienne et Française. J’ai la double nationalité. Mon père a voulu retourner en Algérie, j’étais âgée de 6 ans. Pendant 4 ans en Algérie mon intégration a été difficile, puis à mon retour en France, même chose.

…Et sans oublier Melle A. qui a rendu un hommage émouvant à son papa, immigré d’Algérie.

Conclusion Mustapha Fahli

« Les sujets abordés étaient passionnels. Nous avons entendu beaucoup d’expériences diverses. La notion d’identité ? Il semble y avoir un décalage dans les pays d’origines.
N’oublions pas que nous sommes un apport positif par rapport à la culture française.
On est une valeur ajoutée, une ressource, un moteur. »

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