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"Caramel"

Projection du film "caramel" réalisé par Nadine Labaki le mardi 23 octobre à 20h30 et le mercredi 24 octobre 2007 à 14h30. Tarifs : 5 € (adhérents) / 4 €


Fiche du film :
Film libanais, français. Genre : Comédie dramatique
Avec Nadine Labaki, Yasmine Elmasri, Sihame Haddad
Durée : 1h 35min
Réalisé par Nadine Labaki

L'histoire :
A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Layale est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme.


Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé.
Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer.
Jamale est obsédée par son âge et son physique.
Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.

Quelques anecdotes sur le film :

Premier long métrage
Caramel est le premier long métrage de la Libanaise Nadine Labaki. Elle avait auparavant réalisé un court-métrage de fin d'études, 11 rue pasteur, qui obtient le prix du meilleur court-métrage à la Biennale du Cinéma arabe de l'lnstitut du Monde Arabe à Paris en 1998. Elle tourne ensuite des spots publicitaires et de nombreux clips musicaux pour de célèbres chanteuses du Moyen-Orient, pour lesquels elle obtient des prix en 2002 et 2003. En 2004 La Résidence du Festival de Cannes, qui accueille chaque année, au cours de deux sessions successives de quatre mois et demi, six réalisateurs étrangers afin de les encadrer, de mettre au point l'écriture de leur scénario et de préparer la réalisateur de leur film, lui donne l'occasion de développer un projet de premier long intitulé Caramel.


La double signification du titre
Nadine Labaki a choisi le titre Caramel pour deux raisons, la première en rapport au salon de beauté où se déroule le film, la seconde est une métaphore de l'hypocrisie du système traditionnel oriental face au modernisme occidental dont souffrent les héroïnes : "C'est la pâte épilatoire faite à la manière orientale : un mélange de sucre, de citron et d'eau que l'on fait bouillir jusqu'à ce qu'il devienne du caramel. On étale ce mélange sur du marbre pour qu'il refroidisse un peu. Et l'on en fait une pâte qui sert à épiler. Mais Caramel c'est aussi l'idée du sucré-salé, de l'aigre-doux, du sucre délicieux qui peut brûler et faire mal", explique la réalisatrice.

Le choix du salon de beauté
Le choix du salon de beauté comme lieu central de l'action n'est pas fortuit. "C'est un lieux où, même si l'ont est regardé dans ce qu'on a de plus intime, on n'est jamais jugé. La femme qui nous épile nous voit nue, au sens propre comme au figuré, car c'est un moment où l'on ne triche pas. Peu à peu, on lui raconte notre vie, nos peurs, nos projets, nos histoires d'amour etc." raconte la réalisatrice.

Avis de la presse :

"Il ne faut pas bouder son plaisir devant ce Caramel, première oeuvre terriblement séduisante et dont la petite musique s'impose durablement dans nos esprits pourtant gavés d'images." aVoir-aLire.com - Virgile Dumez



"Il y a quelque chose de léger, de sensuel et de sensible dans ce "Vénus beauté institut" à la libanaise (...) ce film est terriblement attachant." Le Parisien - Hubert Lizé

"La photographie est superbe, et joue à merveille avec les couleurs. Les rôles sont parfaitement attribués (...) Caramel est une gourmandise à s'en pourlécher les doigts (...) un vrai plaisir des sens." Brazil - Eric Coubard

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