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Festival « À PAS CONTÉS ».

À la M.J.C. de Chenôve avec le spectacle « Le banquet de la mandibule », en collaboration avec l'Association Bourguignonne Culturelle (ABC).


L'ABC et la M.J.C. de Chenôve ne se sont pas associées par hasard pour la seconde année dans l'aventure de ce neuvième festival, destiné aux petits et même aux plus grands qu'est » À pas Contés ».
Dialogue entre Thierry Macia, directeur de l'ABC et Marcellin Greatti, animateur culturel à la M.J.C
Thierry Macia :
« Nous voulions toucher de plus en plus de publics différents, tous les publics, même les parents, les grands-parents, nous voulions créer du lien social entre les écoles, les centres sociaux, les familles, avec cet aspect de transmission, de partager de belles émotions ensemble, d'où l'idée d'être présent une semaine avant les vacances et une semaine pendant les vacances. A Chenôve, il y avait un souhait commun depuis trois ou quatre ans, avec la présidente de la M.J.C., Chantal Chapuilliot, dans le cadre du label qualité, de faire venir un spectacle. »
Marcellin Greatti :
« Nous, nous voulions rendre la culture p lus accessible et de façon sociale. »
T.M. :


« À Chenôve, il y a un lien géographique assez fort avec Dijon tout en allant sur la côte. L'an dernier, nous avons proposé des contes, cette année, c'est un spectacle à partir de 5 ans qui mélange théâtre et musique avec des comédiennes et des musiciennes. Le lien se fait parce qu'il n'y a pas de scène devant, mais centrale et le public est de part et d'autre dans cette mise en scène de Laurent Dupont qui travaille sur les objets, les matières, les percussions. Je vais partout dans le monde pour repérer les spectacles, en Belgique, en Italie et cette année nous avons même des Canadiens. Cela donne dix spectacles internationaux, quatorze compagnies de Bourgogne. Si je n'accroche pas à un spectacle, je ne vois pas comment des enfants peuvent, eux, accrocher. Un enfant, c'est un public à part entière. Voilà comment s'effectue mes choix. Le projet, c'est que chaque spectacle concerne bien tous les enfants, mais aussi, de donner sa chance à la création bourguignonne.
"A Pas Contés", c'est également un festival où les professionnels viennent faire « leur marché » de toute la France et internationalement.
En venant ici à la M.J.C., nous élargissons notre champ d'action grâce à un travail utile des animateurs qui eux touchent un public que nous ne pouvons aborder, des personnes qu'on ne voit jamais au théâtre. »
M.G. :
« On a identifié un spectacle pour un public scolaire, un volet que nous avons privilégié dès le mois de décembre. Toutes les séances scolaires ont été prises d'assaut et sont complètes. Après le spectacle de l'an dernier, on nous demandait déjà très tôt de la documentation pour cette année. L'an dernier nous avions accueilli 200 jeunes, cette année plus de 400. Des dernières années de maternelles au C.E.1 avec des scolaires qui viennent de Longchamp, Pontarlier, Fleurey. À la M.J.C. pour les scolaires de Chenôve, nous pratiquons un tarif unique de 3 euros et la M.J.C. ajoute la différence. C'est une démarche incitative qui participe à l'élargissement du public. »
T.M.
«  C'est l'exemple d'un bon échange, d'un vrai projet d'agglomération : toucher les autres publics, même pour les Compagnies, c'est intéressant. »

Sur le spectacle « Le banquet de la mandibule »
Une séance tout public mercredi 18 février à 15 heures, deux séances scolaires jeudi à 10 et 14 h 30 et une vendredi à 10 heures.
140 spectateurs à chaque fois.


De part et d'autre de la scène en longueur cette fois, des échelles, des instruments, des chiffons, des bidons, des seaux, un violoncelle.
Quatre jolies filles, quatre fées ou quatre sorcières d'où sortent de leur bouche de drôles de mots. Un mélange de langue du monde entier, un langage inventé ou bien ce langage que seul, sans doute, les enfants comprennent entre eux ?
En tout cas, le petit garçon blond, au premier rang, aux joues bien rebondies et qui s'accroche au bras de sa maman a un rire franc et communicatif. Il n'en peut plus ! Sa maman en est même gênée !
Certains tapent sur des bambous, ces demoiselles se servent de bols, dressent une table juste en tenant chacune un coin de la nappe, un simple drap blanc... L'imagination est déjà au pouvoir !
Et qu'en pensent nos petits spectateurs ?
Alexandre (8 ans) : "C'était très bien les tuyaux ! "
Charlotte (9 ans) : "J'ai bien aimé quand elles ont chanté et les serpents."
Lise (7 ans et demi !) : "J'ai bien aimé quand elles tapaient sur les tambours. C'est un spectacle comme j'avais jamais vu.
C'est original les instruments. »
Mathilde : "Elles ont beaucoup d'imagination."
" C'est la première fois pendant un spectacle qu'ils sont aussi sages
Personne n'a parlé, quand ils sont accrochés, ils ne disent rien."
Amélie et Raphaëlle accompagnatrices d'un centre.
Un parent, Pierre : "C'est drôle, il y a une recherche, un langage, les enfants sont assez attentifs et réceptifs sur un travail exigeant qui relève plus de la recherche pour adultes, mais le langage doit être pris comme un son."
Quatre séances complètes avec la jauge au maximum : cent quarante spectateurs à chaque fois, plus de 400 gamins : un vrai succès.
À l'année prochaine !

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