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"Marcher sur l'eau"

Dans le cadre du festival "Diversité" et en partenariat avec l'association Tadhaltte, la MJC-CS de Chenôve accueille la projection du film "Marcher sur l'eau" d'Aïssa Maïga le vendredi 4 mars 2022 à 20 heures. Entrée gratuite. Réservations fortement conseillées au 03.80.52.18.64. Pass Vaccinal obligatoire.


La MJC-CS de Chenôve est heureuse de s'inscrire, cette année encore, au festival "Diversité" que la MJC Centre Image de Montbéliard met en place sur la Région Bourgogne Franche-Comté. Ce festival s'attache à mettre en avant des oeuvres diverses (fictions mais surtout documentaires) qui éclairent sur les mutations culturelles et sociales que vit le Monde à l'heure actuelle.
"Marcher sur l'eau" est la première des 3 projections définies dans le festival. Pour connaître les autres diffusions, rendez-vous à l'adresse suivante :

"Marcher sur l'eau" est le fruit d'un partenariat avec l'association TADHALTTE.


Tadhaltte est une organisation à but non lucratif fondée par Abdallah Khamed Moussa, un jeune Nigérien vivant dans la région de Dijon. L'association intervient dans le développement
économique et social dans la région de Tahoua (Niger). La région de Tahoua est une région à fort potentiel économique mais qui peine à faire face à certains défis notamment sociaux et sécuritaires à cause de sa positon très proche du Mali.Tadhaltte entend s'associer aux efforts de tous les acteurs intervenant dans cette zone pour apporter sa contribution économique.
La projection sera suivie d'un temps d'échange avec Abdallah Khamed Moussa, originaire de la région où ont eu lieu les prises de vues du film. Il nous apportera des éléments complémentaires de compréhension sur la situation au Niger.


Fiche du film :
Documentaire réalisé par Aïssa Maïga
Durée : 1h29 min

Le sujet :
"Marcher sur l'eau" a été tourné dans le nord du Niger entre 2018 et 2020 et raconte l'histoire du village de Tatiste, victime du réchauffement climatique, qui se bat pour avoir accès à l'eau par la construction d'un forage. Chaque jour, Houlaye quatorze ans, comme d'autres jeunes filles, marche des kilomètres pour aller puiser l'eau, essentielle à la vie du village. Cette tâche quotidienne les empêche, entre autres, d'être assidues à l'école. L'absence d'eau pousse également les adultes à quitter leur famille chaque année pour aller chercher au-delà des frontières les ressources nécessaires à leur survie. Pourtant, cette région recouvre dans son sous-sol un lac aquifère de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Sous l'impulsion des habitants et par l'action de l'ONG Amman Imman un forage apporterait l'eau tant convoitée au centre du village et offrirait à tous une vie meilleure.

Quelques infos sur le film :

  • Houlaye


    Le documentaire se focalise sur Houlaye, une adolescente de 14 ans qui s'occupe de ses deux petits frères lors des absences répétées de leurs parents, pris par leur travail. « Je trouvais intéressant de centrer le récit sur une jeune fille qui n'est pas encore une femme mais a d'énormes responsabilités, qui la fragilisent du point de vue de l'école. Parce qu'on sait très bien que si elle n'est pas assidue à ce moment-là, si sa scolarité est interrompue, il est probable qu'elle s'arrêtera complètement ; et c'est toute sa vie de femme, de citoyenne et de mère qui s'en trouvera impactée », développe Aïssa Maïga. Très timide au début, la jeune fille a appris à être à l'aise devant la caméra, au point de donner des indications aux autres villageois.

  • Entre la fiction et le documentaire


    Aïssa Maïga revient sur la façon dont elle a conçu Marcher sur l'eau : « L'idée était de filmer le réel et, en même temps, de provoquer ce réel en induisant des situations. J'ai donc dû diriger Houlaye et ses petits frères, ainsi que les autres villageois, sa tante Souri et l'instituteur, qui étaient de vrais personnages. » Elle souligne cependant que sa démarche restait profondément documentaire : elle veillait à respecter la culture de ses protagonistes et à maintenir sans cesse le dialogue pour être certaine de ne pas les contraindre.

  • Le contexte du film


    Dans le monde, environ 2,2 milliards de personnes n'ont pas d'accès direct à l'eau potable. Chaque jour, ce sont 10 000 personnes qui succombent en raison du manque d'eau ou de maladies dues à la consommation d'eau contaminée. Le Niger, pays semi-désertique au coeur de l'Afrique subsaharienne, est frappé de plein fouet par le changement climatique et les sécheresses à répétition. Mais il est aussi l'un des endroits au monde où le combat des communautés rurales et de leurs habitants pour résoudre ce problème, avec le soutien du gouvernement, est le plus déterminé et dynamique.

  • Une ressource rare et précieuse
    Quelques faits édifiants sur l'accès à l'eau potable à travers le monde, d'après l'OMS :
    785 millions de personnes ne disposent même pas d'un service de base d'alimentation en eau potable (c'est-à-dire, situé sur le lieu d'usage, disponible à tout moment et exempt de toute contamination) et 144 millions d'entre elles doivent utiliser des eaux de surface.
    Dans le monde, 2 milliards de personnes utilisent des points d'eau contaminés par des matières fécales.
    D'ici 2025, plus de la moitié de la population mondiale vivra dans des régions soumises au stress hydrique.
    Dans les pays les moins avancés, 22 % des établissements de santé n'ont aucun service d'alimentation en eau, 21 % aucun service d'assainissement et 22 % aucun service de gestion des déchets.

    Avis de la presse :


  • "Un documentaire aux images magnifiques, poignant et essentiel." (Le Parisien - la rédaction)

  • "Entre documentaire et fiction, un rappel essentiel sur l'importance de l'eau." (Les Fiches du Cinéma - Gilles Tourman)

  • "Des images de toute beauté d'un village africain confronté au manque d'eau illustrent ce documentaire original autour des ravages du changement climatique." (aVoir-aLire.com - Claudine Levanneur)

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