Vous êtes ici

"En route pour le milliard"

Dans le cadre du festival "Diversité" et en partenariat avec les associations Amnesty International, ACAT, Ligue des Droite de l'Homme, la MJC-CS de Chenôve accueille la projection du film "En route pour le milliard" de Dieudo Hamadi le vendredi 18 mars 2022 à 20 heures. tarifs : 5.50€ / 4.50€ (adhérents MJC et asso partenaires). Réservations fortement conseillées au 03.80.52.18.64. Pass Vaccinal obligatoire.


La MJC-CS de Chenôve est heureuse de s'inscrire, cette année encore, au festival "Diversité" que la MJC Centre Image de Montbéliard met en place sur la Région Bourgogne Franche-Comté. Ce festival s'attache à mettre en avant des oeuvres diverses (fictions mais surtout documentaires) qui éclairent sur les mutations culturelles et sociales que vit le Monde à l'heure actuelle.
"En route pour le milliard" est la seconde des 3 projections définies dans le festival. Pour connaître les autres diffusions, rendez-vous à l'adresse suivante : https://mjc.chenove.net/lire-2276.html

La diffusion du film "En route pour le milliard" est le fruit d'un partenariat avec 3 associations : Amnesty International, ACAT, Ligue des Droite de l'Homme
La projection sera suivie d'un temps d'échanges avec Agnès Contensou – distributrice du film et du Père Tony Tshimpaka - prêtre de la paroisse de Gevrey Chambertin, ex-responsable d'un établissement scolaire, au Congo.

Fiche du film :


Documentaire réalisé par Dieudo Hamadi
Durée : 1h30 min

Le sujet :
1734 km sur le fleuve Congo, une incroyable épopée pour réclamer justice. Sola, Modogo, Mama Kashinde, Papa Sylvain, Bozi, Président Lemalema... Tous font partie de l'Association des victimes de la Guerre des Six Jours de Kisangani. Depuis 20 ans, ils se battent pour la mémoire de ce conflit et demandent réparation pour les préjudices subis. Excédés par l'indifférence des institutions à leur égard, ils décident de se rendre à Kinshasa pour faire entendre leurs voix.

Quelques infos sur le film :

Naissance du projet


La première rencontre entre Dieudo Hamadi et les membres de l'Association s'est faite en 2017, sur le tournage de Maman Colonelle. Dans ce documentaire, le réalisateur s'intéressait au travail de la colonelle de police Honorine, chargée de la protection des femmes et des enfants dans l'Est du Congo. Il se rappelle :
"Une petite délégation de l'Association était venue lui rendre visite au commissariat. Derrière ma caméra, j'avais été bouleversé par les témoignages de leur expérience de la guerre qu'ils venaient livrer spontanément et par les stigmates que leurs corps en avaient gardés. Un oeil, un bras, une jambe manquait à la plupart d'entre eux."

Résonance personnelle
Au‐delà de l'intensité du moment, la condition de ces femmes et de ces hommes ramenait Dieudo Hamadi à sa propre histoire. Kisangani est en effet la ville où il est né. Adolescent, il a, lui aussi, vécu cette guerre :


"Je me souviens de mes frères et moi, blottis les uns contre les autres dans la chambre de nos parents que nous pensions être la pièce la plus solide de la maison. Je me rappelle du sifflement ininterrompu des balles, du tremblement des murs, de la déflagration des vitres sous l'impact des bombes, je me souviens des boules de feux déchirant la nuit comme des étoiles filantes, des prières étouffées et angoissées de ma mère, je me souviens de mon père, l'oeil hagard et l'oreille collée à sa petite radio qui ne captait rien, de l'évanouissement de ma petite soeur, de la faim, de la soif, de la peur..."
"Les jours d'après, je me souviens des cadavres jonchant les rues, dévorés par les chiens, je me souviens de l'odeur fétide, des chagrins de nos voisins, de la joie de ceux qui se découvraient encore en vie."


Cinéma direct


Après cinq longs‐métrages et deux courts‐métrages, Dieudo Hamadi n'envisage pas autrement le documentaire que par le cinéma direct. Le metteur en scène trouve en effet cette approche plus excitante compte tenu de l'imprévisibilité du réel. Il développe :
"A force de garder un cap, rester dans le cadre de ses intentions, on arrive toujours à trouver un film. Je ne sais pas si je pourrais réaliser des films différemment. Sauf qu'avec l'expérience, je sais maintenant que la forme seule ne suffit pas, et que le plus important c'est ce qu'on arrive à transmettre au spectateur grâce à ce qu'on est en train de filmer."

"C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai pu intégrer le théâtre par exemple dans le film, parce que j'ai trouvé que c'était nécessaire. J'aime beaucoup cette pratique du cinéma direct, mais je suis de plus en plus ouvert à plein d'autres choses qui peuvent arriver pour sublimer la forme, approfondir le récit ou ajouter de la poésie. C'est ce que j'ai l'impression d'avoir acquis après ces années d'expérience."


Avis de la presse :


  • "Plus qu'un voyage au coeur des difformités, un road-trip au coeur de notre humanité, offensée mais debout" (Le Journal du Dimanche - Alexis Campion)

  • "Dieudo Hamadi signe un film aussi sobre qu'impressionnant sur la dignité et le courage." (Les Fiches du Cinéma - Gaël Reyre)

  • "C'est par l'acharnement qu'il met à filmer, dans le détail, ces corps empêchés qui luttent pour rester en mouvement que le cinéaste dessine une image iconique et universelle des victimes de guerre." (Critikat.com - Bastien Gens)

  • Dans la même rubrique

    Rechercher sur le site