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"Icare"

Projection du film "Icare" de Carlo Vogele le mardi 26 avril 2022 à 14h30 (séance unique). Tarifs : 4.50€ (adultes) / 3.50€ (enfants MJC).
Film préconisé à partir de 8 ans
Important : Port du masque préconisé.


Fiche du film :
Film d'animation réalisé par Carlo VOGELE
Durée : 1h16 min
Avec les voix de Camille Cottin, Niels Schneider, Féodor Atkine
Film préconisé à partir de 8 ans

L'histoire :
Sur l'île de Crète, chaque recoin est un terrain de jeu pour Icare, le fils du grand inventeur Dédale. Lors d'une exploration près du palais de Cnossos, le petit garçon fait une étrange découverte : un enfant à tête de taureau y est enfermé sur l'ordre du roi Minos. En secret de son père, Icare va pourtant se lier d'amitié avec le jeune minotaure nommé Astérion. Mais le destin bascule quand ce dernier est emmené dans un labyrinthe. Icare pourra-t-il sauver son ami et changer le cours d'une histoire écrite par les dieux ?

Quelques anecdotes sur le film :

Un mythe finalement pas si connu


Si le mythe d'Icare qui se brûle les ailes après avoir volé trop près du soleil est connu de tous, son histoire personnelle et son enfance, restent mystérieuses. Le réalisateur Carlo Vogele, qui est passionné par la mythologie grecque depuis l'enfance, raconte : « Quand j'ai cherché un héros de la mythologie, Icare m'est apparu comme une page blanche. Le mythe ne tourne que sur l'envol et la chute. Quand on lit les textes chez Ovide, il y a très peu de détails supplémentaires. »

Repérages


Pour documenter son équipe sur les décors d'Icare, Carlo Vogele a visité les sites antiques de Crète : « Je suis retourné sur le site de Cnossos pour quelques photos de repérage. Les couleurs et les lumières ont un rôle très important dans ce film pour inscrire l'histoire dans le réel. »

Proposer un autre cinéma d'animation
Avec Icare, Carlo Vogele souhaitait signer un grand film d'aventures porté par un souffle épique, loin du ton humoristique et parodique prédominant dans le cinéma d'animation actuel.


« J'essaye de proposer un style de récit différent où le bien et le mal ne sont pas facilement dissociables, où les femmes ont de grands nez et où le jeune public peut être saisi par la dureté des enjeux. D'ailleurs, je fais aussi le pari que la mythologie plaît aux enfants justement par la cruauté de ses passions ».

Techniques d'animation
À l'instar de la Méditerranée, qui est un carrefour de cultures, où se côtoient et s'opposent les traditions d'Athènes et de Crète, Icare mêle la musique baroque et la musique orientale, mais surtout associe animations 2D et 3D : « J'ai étudié toutes les techniques d'animation et travaillé pour des studios aux traditions très opposées, des figurines de pâte à modeler d'Aardman à la 3D léchée de Pixar », raconte Carlo Vogele.


Pour Icare, il a cherché à développer sa propre identité graphique et a fait appel à Édouard Cour, auteur de BD à succès féru de mythologie. À partir de ses dessins, l'équipe a peint les décors pour chaque scène, et modélisé les personnages en 3D dans l'ordinateur. Pour une incrustation parfaite, l'équipe a eu recours à une astuce : « Pour que les personnages ne se démarquent pas des décors de façon étrange, nous avons travaillé les ombres des corps avec des aplats de couleurs, un peu comme si on faisait de la 2D sur de la 3D. Le résultat est un look simplifié qui se rapproche de la bande dessinée »
, explique le réalisateur.

Avis de la presse :

  • "Sur fond de musique baroque, un bonheur pour les yeux et les oreilles, au son des mélodies de Vivaldi." (Ouest France - Thierry Chèze)


  • "Le film reste plus aventureux et moralement ambigu que la plupart des productions animées dont il ne pas reprend pas les standards." (Ecran Large - La rédaction)

  • "Le cinéaste revisite brillamment le mythe à travers un scénario aux accents de tragédie antique et une animation virtuose." (L'Obs - Xavier Leherpeur)

  • "Sans rien déflorer de l'intrigue, on est assez impressionné par la manière dont le réalisateur apporte une touche de modernité à ce récit millénaire, transformant la tragédie du destin funeste d'Icare en une histoire d'amitié d'une grande douceur, traversé de fulgurances poétiques." (Le Figaro - Olivier Delcroix)

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