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"Le tigre et le président"

Projection du film "Le tigre et le président" de Jean-Marc Peyrefitte le mardi 18 octobre 2022 à 20h30 et mercredi 19 octobre à 14 heures.. Tarifs : 5.50€ / 4.50€ (adhérents MJC).


Fiche du film :
Comédie, historique
Réalisé par Jean-Marc Peyrefitte
Avec Jacques Gamblin, André Dussollier, Christian Hecq
Durée : 1h38 min

L'histoire :
1920, les années folles. Georges Clemenceau vient de perdre l'élection présidentielle face à l'inconnu Paul Deschanel, un idéaliste qui veut changer le pays.


Mais un soir ce dernier tombe d'un train et se volatilise. Au petit matin, la France cherche son président, une occasion en or pour le Tigre Clemenceau...

Quelques anecdotes sur le film :

Contexte historique
"Le Tigre et le Président" revient sur l'élection de Paul Deschanel en 1920, qui remporte les Présidentielles face au favori Georges Clemenceau. Victime d'un état anxio-dépressif et du syndrome d'Elpénor, il fait une chute de train nocturne en mai 1920.


Suite aux nombreuses rumeurs qui circulent à son sujet et en raison de sa santé déclinante, Deschanel démissionne en septembre de l'Élysée.

Une fiction historique
Le film annonce dès le début qu'il s'inspire de faits réels et le réalisateur assume avoir imaginé certains éléments du film : "Nous nous inscrivons dans la grande tradition du « roman historique », qui, selon sa définition, « prend pour toile de fond un épisode (parfois majeur) de l'Histoire, auquel il mêle généralement des événements et des personnages réels et fictifs »".


Le plus bel exemple de fiction historique au cinéma selon Jean-Marc Peyrefitte est Amadeus de Milos Forman. "Le thème de la réalité et de son détournement plus ou moins volontaire fait également partie de cette histoire. Dans les trois biographies existantes de Paul Deschanel, il arrive qu'il y ait autant de versions d'un même événement [...]". Les éléments de fiction ont notamment été ajoutés pour renforcer la rivalité entre Deschanel et Clemenceau. Par exemple, la scène de conseil des ministres où Deschanel congédie un membre de son gouvernement est fictive, tout comme celle où Clemenceau conseille le Véronal à Germaine Deschanel.

Un perdant magnifique
Passionné par l'Histoire de France, Jean-Marc Peyrefitte entretient un rapport privilégié avec Paul Deschanel car ses parents lui parlaient souvent de cet homme politique méconnu "qui avait tout raté, alors qu'il était plein de belles promesses.


J'aimais cette notion de perdant magnifique et j'avais envie de confronter cet être évanescent, insaisissable, en avance sur son temps et un peu fragile, à Clemenceau, homme viril et fort, qui, lui, a marqué l'Histoire."


Le duo d'acteurs
Le réalisateur avait en tête Jacques Gamblin et André Dussolier dès l'écriture. Après avoir vu le premier sur scène, il a trouvé l'élégance qu'il recherchait pour Deschanel. Quant à Clemenceau, "il me fallait un acteur caméléon et puissant qui puisse restituer la force de ses dialogues incisifs. André Dussollier et sa voix se sont imposés : je lui ai parlé du projet à l'improviste à la sortie du théâtre où il jouait Novecento, il m'a répondu avec bienveillance, et trois jours après il nous disait oui."

Avis de la presse :


  • "Le film met l'accent sur la prestation de Jacques Gamblin qui fait découvrir à quel point les idées du président Deschanel étaient visionnaires. André Dussollier lui donne brillamment la réplique dans le rôle de Clémenceau." (20Minutes - Caroline Vié)

  • "Jacques Gamblin ne savait rien de Paul Deschanel et il est épatant dans ce rôle poétique et lunaire de président décalé, de président idéaliste, de président des rêves." (Le Dauphiné Libéré)

  • "Une épopée plus humaine que politique qui pourrait redonner le goût de l'Histoire à ceux qui l'avaient perdu." (aVoir-aLire.com - Claudine Levanneur)

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