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Soirée Morvan du 31 janvier, ON EST TOUS DES MORVANDIAUX !

La MJC de Chenôve accueillait une soirée autour du Morvan samedi 31 janvier dès 18h30, une soirée découverte mettant en valeur cette contrée proche, riche de traditions, parfois méconnue et tournée vers l'avenir avec la filière bois et le tourisme entre autres.
Pourquoi le Morvan ?
Comme l'expliquait Chantal Chapuilliot, présidente de la MJC, habillée en digne fille du Morvan (et souhaitant la bienvenue à tous en patois morvandiaux) :


"Eh ben, di don Lazére, te t'oô fait biô, t'ai mi ton jli chaipiâ ! Et pu ta jolie biaude de couleur ! Mâ, quoais don qu'çô que s' passe, à la Maillon des Jeunes ? A ill'en ai du monde ! Lâzére, t'ai aim'nè lai Victorine avou toais ! Elle ai pôzé son vieux d'vanté de tô les jors, elle ai mis son joli p'tiot d'vanté du dimouinch'. Te l'ai aimenée à la Maillon des Jeunes, t'ai ben raillon, çô ben mieux qu'd'aillé au match de fou d'ball voair des gâ en cueulott' court' qu' couéran aipré i ballon et pu i gâ en cueulott' court' étou que sûle dans i ptiot flutiô ! Ç'ô ben mieux iqui ! Mâ quoi don que s'passe ? A illé étou le Guiaude, le Toaino et lai Philiberte, et pu le Jean avou sai Nannette, le Françouais, âh, a ill en ai du mond', â sont tous lai ! Ai lai Maillon des Jeunes ! Mâ qouais don que s'passe ?
Mais je m'aperçois que je me suis trompée de version ...


Un groupe d'habitants avait monté un projet présenté devant le FPH, le Fonds de Participation des Habitants, un dispositif mis en place et géré par la MJC, soutenu par la Ville de Chenôve, l'ACSE (l'Agence pour la Cohésion Sociale) et le CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale). Ce dispositif aide les habitants à se prendre en charge et à réaliser leur projet, avec une réciprocité souhaitée. Le Fonds de Participation est à ne pas confondre avec les Sorties Familiales, poursuivait la présidente, qui est l'une activité de la MJC, Maison du Citoyen. Nous sommes allés un week-end en juillet l'an dernier, à Anost et Ménessaire. Un week-end avec un accueil chaleureux, un week-end qui avait pleinement satisfait les participants. Et le retour, c'est ce soir !


Au programme buffet typique, spectacle avec des conteurs de l'association « Mémoires Vives pour la sauvegarde du patrimoine oral », qui racontent, disent et chantent le Morvan. Puis échange avec les intervenants présents. Oui, le Morvan est venu jusqu'à nous ! Et nous nous sommes déplacés, très nombreux ce soir (près de 150 personnes) pour venir l'accueillir ! Une preuve que le Morvan attire, que le Morvan séduit ! Ce qui n'a pas toujours été le cas, à un certain moment, quand on demandait :
« Où c'était le Morvan ? » Soit c'était encore loin devant, soit c'était déjà loin derrière nous ! Ou alors on était né juste à la limite !! Ne disait-on pas que « Du Morvan ne vient ni bon vent ni bonnes gens".
Mais aujourd'hui, on est fier d'être Morvandiau, comme on est fier d'être Bourguignon ! »


Parmi le nombreux public accueilli, nous avons noté la présence de quelques personnalités : messieurs Jean Esmonin, maire de Chenôve, Philippe Singer, premier adjoint, mesdames Claudine Dalmolin et Pascale Cadouot, conseillères municipales, messieurs Nouallet, maire d'Anost, Fortin, restaurateur à Anost qui a préparé le repas, madame Jacqueline Paineau (elle avait fait une visite guidée passionnante au musée des Galvachers à Anost), et monsieur Jean Vigreux, historien originaire de Ménessaire (par ailleurs adjoint au maire de Chenôve) qui affectionne tout particulièrement le Morvan et qui avait reçu à Ménessaire le groupe de Chenôve, en compagnie du maire du village, qui ne pouvait pas être là ce soir.


Chaque table portait le nom d'une commune du Morvan comme : Glux-en-Glenne, Montsauche, Arleuf, Saint Martin-de-la-mer, Saint-Brisson, Sommant, Gouloux, Cussy...
Après le repas, Caroline Darroux, Rémi Guillaumeau et Jean-Luc Debard de l'association « Mémoires Vives pour la Sauvegarde du Patrimoine oral », ont présenté leur spectacle « Les Petits Paris, nos frères et soeurs de lait ».
Car d'où vient le mot familier de « nounou », de nourrices, qui au siècle dernier étaient bien souvent morvandelles, les mieux traitées dans les bonnes familles à Paris pour bien nourrir au sein l'héritier ou l'héritière, celles qui mangeaient les légumes frais, les meilleurs morceaux de viande, celles qui étaient le mieux habillées pour sortir avec Madame qui souhaitait vite retrouver sa taille de jeune fille ! Elles gagnaient plus qu'un gendarme ou un instituteur.


Et puis, il y a aussi l'histoire des gars et des filles qui gardaient les biques et les chèvres, ceux d'ici, du pays et ceux de l'assistance publique. Dans le Morvan, on ne faisait pas de différence.
« Une réflexion profonde d'une vie rude dans le Morvan, devait ajouter Chantal Chapuilliot. Les nourrices et les enfants de l'assistance étaient un moyen de vivre. »
Sans oublier, l'histoire des galvachers, ces hommes (qui ont existé encore après la Seconde Guerre Mondiale) sur les chariots à boeufs et qui transportaient des marchandises.
L'accueil, l'apéritif et la fin de soirée ont bénéficié de l'accompagnement musical du groupe « Les Passes Montagne » avec Jean et Pascale à l'accordéon, Danièle et Sora à la vielle.
Bravo à Simone Corseret, René et Claudette Loichot, René Schmitt, Suzanne et Bernard Boilleau, Chantal et Jean-François Chapuilliot, Claudine Gorrevod et Marie-Jo Bonneli qui ont monté ce projet, préparé et animé cette soirée ! Merci à tous ces bénévoles.

Qu'est-ce que le fonds de participation ?

Le fonds de participation des habitants s'adresse à tous les Bonbis qui souhaitent réaliser un projet social ou culturel de proximité et qui concernera les habitants. Depuis sept ans, le fonds de participation permet à ceux-ci de concrétiser un projet avec un accompagnement professionnel et une aide financière. Une commission de validation des projets regroupe un représentant de l'OPH 21, l'Acodège, un collège d'habitants, la DEC (Dynamique d'échanges et de savoirs), la SACOOP (la société qui gère 110 propriétaires d'appartements) et décide de la faisabilité du projet. « Le fonds, précise René Schmitt, ce n'est pas une association qui mène l'affaire mais ce sont les habitants eux-mêmes qui s'en occupent. C'est le seul dispositif de ce genre dans la Région. On ne fait pas du tourisme de consommateur, il y a des suites. Immeubles en fêtes par exemple a fait partie d'un projet du fonds comme la soirée très spectaculaire du Festival des Nuits d'Orient.

« Chaque projet peut être soutenu à hauteur maximale de 760 euros, explique Fatima Achab, médiatrice de ville et référente du F.P.H. à la MJ.C. Comment faire émerger un projet ? Il faut déjà avoir une idée, en parler autour de soi, à des voisins, des amis puis venir à la M.J.C. rencontrer la responsable pour être guidé et conseillé. L'avantage d'un tel dispositif est qu'il permet une instruction extrêmement rapide du dossier (quelques jours) et une mise à disposition des fonds immédiate. Il faut l'utiliser. »
« Le fonds, conclut René Schmitt, permet de faire des choses qu'on ne ferait pas tout seul, permet d'apprendre à se connaître, d'apprendre la générosité, le partage, le mieux vivre ensemble. »
Où s'adresser ?
Auprès de Fatima ACHAB à la M.J.C. de Chenôve
7 rue de Longvic. 21300 Chenôve. Tél. : 03 80 52 18 64

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